Démarche de gestion des risques

Le cours

La gestion du risque s’attache à identifier les risques c’est à dire les pertes potentielles et quantifiables, inhérentes à une situation ou une activité, associées à l’occurrence d’un événement. Cette prévention des risques aboutit à établir une grille des risques avec des veilles ciblées correspondant à chaque type de risque (politique, juridique, social, environnemental….) et des contre-mesures adaptées.

 

Cette partie du cours est consacrée à la conception de la démarche de gestion des risquesEn anglais, on parle de Risk Management et de mitigation plan.

Voici notre document de prise de notes partagées associé à ce cours.

Introduction

introduction à la gestion des risques

Quiz en 6 questions pour cette introduction à la gestion des risques

 

Identifier les risques 1/2

Vidéo Identifier les risques

Identifier les risques

Quiz en 6 questions après la vidéo suivante

Notes : identifier les risques

Démarche en trois temps

Une démarche en trois temps

  1. Identifier et valider les objectifs, préciser les attendus, les livrables

Cahiers des charges, matrices d’objectifs

Correspond à identifier ce que l’on veut, mais aussi à ce que veulent toutes les parties prenantes du projet.

ATTENTION aux attendus erronés, comme:

  • se tromper d’objectif
  • projet impossible à financer
  • compétences ou techniques inexistantes
  • pas de client

Sans objectif clair le projet, impossible de commencer le projet, et on commet des erreurs qui sont des erreurs stratégiques.        

Les erreurs stratégiques peuvent être varier, mais on peut les prévenir. Pour cela, il faut des objectifs formalisés et négociés. Donc sans objectifs clairs, on ne peut pas commencer une démarche de gestion des risques.

  • On commence par vérifier que les objectifs ont bien été validés (ex : cahier des charges fonctionnel, dossier de cadrage et de faisabilité, convention, matrice d’objectifs.)

Matrice d’objectifs :

  • Pour chaque client ou pour chaque type d’attendu on va faire une colonne, puis définir l’objectif minimal acceptable. Si on ne l’atteint pas, c’est qu’on a échoué.
  • Puis on va essayer d’avoir une gradation, une progression entre le Bien, le Très bien, et une réussite Excellente.
  • Cette matrice permet de voir clairement ce que l’on attend du projet.

Matrice d’objectifs:                                  colonnes : Indique

  1. Identifier les ressources. Elles peuvent être de 4 types
    1. Humaines (management, compétences, équipe)
    2. Temps (planning, délais)
    3. Matérielles et technologiques
    4. Financières (budget)
  1. Identifier les risques pour chaque ressources.

Important : Les risques menacent les ressources et non les objectifs.

Principaux domaines impliqués et risques associés

Principaux domaines impliqués et risques associés

  1. Planning
    1. Influences des facteurs exogènes: commande de matériel non suivi, ou mal définie
    2. Mauvaise estimation des délais ou du temps nécessaires (par exemple en informatique, sous-estimation du temps de mise au point, de test de débogage)
  2. Management, hommes et compétences
    1. Problème de disponibilité des personnes, de démissions
    2. Problèmes politiques: certains vont s’opposer au projet (cf. cours analyse stratégique)
    3. Facteur humain: mésentente, tension
  3. Technologie, matériaux, milieu
    1. Evolution technique rendant certains choix obsolètes
    2. Sécurité (accident, Vol)
    3. Environnement, pollution
    4. Juridique (clause dangereuse ou impossible à satisfaire, modification de la fiscalité)
  4. Financement
    1. Erreur d’étude de marché, de prix cible, d’analyse de la concurrence
    2. Sous estimation du budget
    3. Problèmes de trésorerie (recettes qui arrivent trop tard)
    4. Insatisfaction des actionnaires en cas de projet non rentable (i.e.: avoir une démarche de vérification de la rentabilité: calcul du niveau, des flux qui actualisés montrent que le projet est rentable)

Identifier les risques 2/2

Vidéo Identifier les risques

Identifier les risques

Quiz en 6 questions Chapitre 1 – Identifier les risques

Notes : techniques d'identification

Techniques d’identification des risques

Techniques d’identification des risques

  1. Exploiter les documents et outils de la gestion de projet déjà existants, qui permettent d’identifier des potentielles sources de risques:

Les outils de conception de projet : Analyse fonctionnelle, PERT, budget, Arborescence des tâches, organigrammes, dossiers, RACI (tâches sans responsable), chemin critique, étapes clés… sont des guides pour identifier les sources de risques : chemin critique, étape-clé, jalonnement insuffisant, tâches sans responsable...

  1. Réunions de Brainstorming ( Mind maps, diagrammes causes-effets, …)
  2. Check-lists ou questionnaires préétablis et couvrant les différents domaines du projet. (technique de l’ingénieur AG 1 100)
  3. Utiliser l’expérience : La sienne ou celle des autres (REX, Post Mortem, avis d’experts, ...)
Les écueils
  • Les risques sont souvent transversaux car les 4 types de ressources sont en interaction: faire appel à une équipe pluri-disciplinaire pour éviter de passer à côté
  • Le biais de dissonnance cognitive: plus on est investi dans un projet, moins on est réceptif aux “avertissements qui dérangent”: empêche le chef de projet d’être à l’écoute des mises en garde. Il doit rester à l’écoute et être prêt à remettre le projet en question (compétence-clé!!!)

Prioriser

vidéo priorisation

Prioriser

Quiz en 6 questions Chapitre 2 – Priorisation

Notes : Prioriser

Fréquence, gravité criticité

Fréquence, gravité criticité

Criticité = Fréquence * Gravité

On représente les risques, avec leur fréquence et leur gravité dans une matrice de risques

Il y a 5 grandes positions

  • En bas à gauche: peu grave, peu probable: Risque négligeable on ne les gère pas
  • En haut à gauche: peu grave, très probable: on ne les gère pas: Risque de fréquence ce ne sont pas des risques, mais des problèmes  qui doivent être résolus.
  • En haut à droit: très grave, très probable: on ne les gère pas. Risque intolérable. Si on est confronté à ce type de risque, on abandonne le projet, ou on le fait évoluer
  • En bas à droite: très grave, peu probable: Risque de gravité:  on ne gère pas ce risque, on l’accepte
  • Au milieu se trouvent tous les risques qui appartiennent au domaine de la gestion de risques: ce sont ceux là qu’on gère

Fréquence Gravité

Les risques critiques sont : névralgiques (fréquence forte = sensibilité) et vulnérables (impact important = gravité). Ils sont les risques a traiter en priorité.

Loi de Pareto

Loi de Pareto

20% des causes génèrent 80% des effets.

Autrement dit: 20% des risques sont responsables de 80% de la criticité

on travaille sur ces 20%

La criticité obéit à la loi de Pareto !

Plan de prévention

Vidéo plan de prévention

Quiz en 6 questions Chapitre 3 – plan de prévention

Notes : Prévenir

Plan de prévention

Plan de prévention : les bases

  •  Deux stratégies de réduction des risques

Pour un risque identifié et évalué (localisé sur un repère gravité-fréquence):

  • Diminuer le fréquence: c’est la prévention.
  • Diminuer la gravité: c’est la protection.

Le mieux étant de faire les 2 en même temps pour ramener le risque à une criticité acceptable.

  • Tous les coups sont permis

Il faut être réactif quand un problème arrive, mais le mieux c’est de les anticiper en étant pro-actif

=> Qui s’occupe du suivi de chaque risque?

Optimiser le ratio (coût du sinistre / coût de la prévention).

Exemples de plan

Exemples de plan de veille

Exemple de plan de veille

Voir en ligne : tableau de gestion des risques

  • Contre-exemple

Les erreurs à ne pas commettre:

  • Ne pas prioriser les risques
  • Ne pas être factuel dans l’expression d’un risque (ne pas hésiter à faire appeler à un expert
  • Ne pas suivre le planning
  • Mal identifier les risques
  • Regrouper 2 risques dans une même action
  • Pas de responsable de suivi de l’action / du risque
  • Pas de mise à jour de plan de gestion des risques
  • Pas de plan d’action sur un risque prioritaire
Variantes

Variantes

  • Variantes de calcul de la criticité

Si un problème est détecté, il est moins grave.

On peut donc inclure dans le calcul de la criticité la capacité à détecter:

Criticité = Gravite * Occurrence * Détection

  • La Value at Risk VAR

Utilisé dans les assurances et la finance.

Approche plus sophistiquée de la gestion des risques

VAR à 1% : est le montant de la perte qui à 1% de chances de se réaliser sur une période donnée

Utilise 3 paramètres :

  1. Distribution statistique des pertes
  • Souvent supposée suivre une loi normale
  1. Niveau de confiance
  • Plus il est élevé, plus la VAR augmente.
  1. Horizon temporel
  • Plus l'horizon est long, plus la perte risquée est importante

Le suivi des risques

Vidéo suivi des risques

Quiz en 6 questions Chapitre 4 – suivi des risques

Notes : Le suivi des risques

Un processus continu

Un processus continu  

Le plan de gestion des risques doit être mis à jour :

  • Régulièrement (lors des réunions de chantier par exemple)
  • A chaque étape majeure d’un projet

D’après la loi de Brooks, ajouter des participants à une tâche en retard la retarde encore plus:

  • Temps de formation des nouveaux
  • Erreurs des novices
  • Temps et coûts de coordination augmentent

Du coup, sur un lot de travail important, on affecte des personnes de confiance.

Les débutants sont affectés à des lots de travail dont l’échec ne bloquera pas le projet.

Psychologie et responsabilité :

  • 4 Loci de contrôle en psychologie : soi, chance, pouvoir des autres, destin.
  • [...] Les sportifs “locus de controle externe” [...] mettent leur performance sur le compte de la famille, de la chance ou de la superstition. Les “Locus de contrôle interne” eux, se sentent entièrement responsable de leur succès ou défaite.
  • En suivi des risques, mieux vaut être un peu mégalomane! Il faut se sentir responsable de tout et être en locus de contrôle interne.
En cas de sinistre

En cas de sinistre : a qui la faute ?

On ne cherche pas les responsables: on cherche plutôt à agir vite et efficacement pour revenir à une situation normale / acceptable.

Changer de manière de penser :

  • Détecter et saisir les opportunités plutôt que limiter les risques.

Un atout clé est le “savoir-être”: se remettre en question, changer sa manière de penser

  • En stratégie: Analyse SWOT: identifier les Forces, Faiblesses,  Opportunités et Menaces (Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats).

Analyse SWOT

Risques et opportunités

Le nouveau métier de Risk & Opporrtunities manager consiste à ne pas se limiter aux risques, mais aussi aux opportunités.

On reprend toute la méthode de gestion de risques à l’envers en cherchant à analyser tout ce qui peut bien se passer, toutes les opportunités.

Téléchargements

Les diapositives : démarche de gestion et plan de prévention des risques en pdf et pptx. Voici un modèle de plan de gestion des risques.

Voici le détail des fichiers vidéos :

  • Présentation des objectifs  (56 Mo)
  • Identifier 1/2 (57 Mo)
  • Identifier 1/2 (65 Mo)
  • Prioriser (55 Mo)
  • Prévenir (77 Mo)
  • Suivre (51 Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives en français et en anglais (345 Mo).Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

Les licences varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Cartes conceptuelles et mind maps

La formation

Formation en vidéo - Une carte conceptuelle (concept map en anglais), dont la variante simplifiée est la mind map ou carte heuristique, est un diagramme qui représente les liens entre différents concepts. En gestion de projet, elle permet d'animer des brainstorming ou des réunions.

Au terme de ce cours, vous devez être capable de :

  1. Comprendre la différence entre mind map et carte conceptuelle et les moments où il faut utiliser l'une ou l'autre
  2. Mieux travailler individuellement et en groupe sur des sujets complexes

Où trouver une synthèse du cours ? Voici le document de prise de notes de cours partagées.

Objectifs du cours

Vidéo Cartes conceptuelles et mind maps : pourquoi faire ?

Cartes conceptuelles et mind maps : pourquoi faire ?

Vidéo Fondamentaux mind mapping

Chapitre 1 : Fondamentaux

Consultez la typologie des verbes de liaison présentée

Le quiz de ce cours n'est disponible que sur le MOOC GdP, mais si vous vous inscrivez (voir le bandeau ci-dessus), vous pourrez le passer immédiatement : ce module est ouvert en permanence. Autre avantage de travailler ainsi vous pourrez d'obtenir un badge en cas réussite.

Notes : Fondamentaux des cartes conceptuelles

Quoi ? Pourquoi ?

Quoi ? Pourquoi ?

Il s’agit d’une représentation graphique composée de concepts et de liens (ou relations) inter-connectés entre eux. Les concepts sont différents selon les personnes, leur point de vue et leurs connaissances. Chaque carte conceptuelle apporte donc la vision sur la question de son créateur La carte conceptuelle permet:

  • de se rappeler une grande masse d’informations et de les organiser (en les structurant, les hiérarchisant). Mettre de l’ordre dans la complexité.
  • de surpasser les limites de l’écrit et de l’oral en sollicitant nos capacités cognitives. (Notre cerveau droit synthétique est de cette manière sollicité en plus de notre cerveau gauche analytique). FACILITATION
  • une meilleure compréhension, mémorisation et amélioration de la créativité en faisant émerger de nouvelles idées, ce qui rend la communication plus fluide et plus facile. Fournir une image pour mieux communiquer.
  • d’améliorer le travail de groupe, de préparation d’exposés et facilite la mémorisation de cours. De plus, elles permet de décomposer les questions complexes pour les traiter plus facilement.

En résumé, la représentation d’une carte conceptuelle sous forme graphique peut avoir la forme suivante: Repris d’André Laflamme (source : Comprendre et utiliser les cartes conceptuelles) représentation d’une carte conceptuelle

Notions clés

Notions clés

Le mot concept

 

Le mot concept vient du latin «concipere» qui signifie contenir entièrement.

Dans une carte conceptuelle, le concept est un principe (une idée générale), il suggère des exemples, explique des cas ; il est un dessin mais peut aussi être un lien vers une ressource.

 Il n’y a pas de règles prédéfinies quant à l’utilisation de formes dans la carte conceptuelle. 

Chacun applique les formes, couleurs, etc… qu’il se sera fixé (ex. : un carré rouge pour les idées, un rond bleu pour les procédures…). Néanmoins, les concepts de même nature (idées, procédures, principes, …) doivent être représentés avec la même forme, couleur, etc...

Une proposition est l’ensemble : concept n°1 + verbe + concept n°2.

La liste des mots de liaison (verbe) est disponible : Cartes conceptuelles, proposition de mots de liaison        

Typologie

Typologie

Il existe 4 types de raisonnement :

  1. “En chaîne” = séquentiel : étape par étape . Il s’agit d’un raisonnement séquentiel
  2. “En étoile” ou “radial”= ex. le “SON” est le seul point commun à tous les concepts, d’où appellation de connaissances cloisonnées. L’élément central est le seul point commun à tous les concepts développés.
  3. “Arbre hiérarchique” : décomposition en sous parties comme pour le cas de l’analyse d’un problème à travers sa décomposition en sous-parties pour pouvoir les étudier plus facilement. C’est ce type qui servira de base au WBS (Work Breakdown Structure).
  4. “En réseau” : interconnexion (prise en compte de la complexité). Ainsi, la lecture de la carte peut se faire à travers plusieurs chemins ou entrées. Raisonnement le plus riche.
cc01

Passons à la pratique !

Venez découvrir les photos des cartes déjà partagées et montrer celle que vous avez créée.

Rendez-vous maintenant sur la catégorie dédiée de notre communauté

 

Évaluation d'une carte de conceptuelle :

Critères

Critères :

  • Concept
    •  Sélection
      • Pertinent
      • Présence (pas d’oubli)
      • Riches
    •  Organisation
      • Hierarchisation
      • Equilibrée
      • Présentation / lisibilité
  • Liens
    • Présence
    • Qualification par des verbes
    • Nommé/décris et présent
Barème

Établir un barème : attention la question de départ doit être claire.

  • Concept
  • Organisation
  • Liens
  • Clarté
Vidéo Méthode à suivre pour élaborer une carte

Chapitre 2 :Démarche

Méthode à suivre pour élaborer une carte conceptuelle

 

 

 

Notes : Démarche de conception

Démarche de conception

Au préalable, il est essentiel de définir la question de départ. (attention à bien identifier le sujet/ question : risque hors sujet / manque de pertinence) Démarche en 6 étapes : Démarche de conception

Lister

en réalisant un brainstorming avec ± 15 mots-clés

Valider

en sélectionnant les concepts les plus pertinents en enlevant les concepts les moins utiles en vérifiant si d’autres concepts sont à ajouter (Outil possible = Méthode QQOQCP Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Pourquoi)

Organiser

en regroupant les concepts par catégorie en les hiérarchisant par niveau (général / spécifique)

  1. Former des propositions

en ajoutant des verbes (cf liste cours précédent) pour créer et qualifier les liens entre les concepts.

Prototyper

En établissant une version non finalisée de la carte conceptuelle

Réviser
  • en réajustant les liens et la disposition des concepts

en créant des liens nouveaux ou transversaux en utilisant des formes, des couleurs et taille de police communes pour des concepts de même nature en animant la carte pour un exposé oral par exemple Une bonne carte se compose de 25 à 40 concepts sur un maximum de 3 niveaux. Attention lisibilité de la carte...

Vidéo Quels logiciels et applications pour le mind mapping

Chapitre 3 : créer une carte

Quels logiciels et applications en ligne pouvez-vous utiliser ?

carte conceptuelle école

Partageons des exemples !

Pour cela, rendez-vous maintenant sur la catégorie dédiée de notre communauté

Vidéo Mind mapping et Carte conceptuelle

Chapitre 4 : le Mind mapping

Cartes conceptuelles vs. Mind Map

Notes : Cartes conceptuelles et mind mapping

Cartes conceptuelles vs. Mind Map

Cartes conceptuelles vs. Mind Map

Cartes conceptuelles vs. Mind Map

Exemple Carte conceptuelle vs. Mind Map

Outils

Outils

logiciel gratuit : Freeplane , format standard .mm facilement exportable vers d’autres logiciels Applications web : MindMup / WiseMapping sous licence libre. D’autres logiciels/apps proposés par les participants : - draw.io Cette application web gratuite permet entre autre de sauvegarder votre travail sur Google Drive et Dropbox. Une multitude de types de schémas sont possible.

Les personnages

Les personnages

Joseph Novak: Inventeur de la carte conceptuelle, Professeur américain

Tony Buzan: Inventeur de la mind map, psychologue britanique

Conclusion

Conclusion

CARTES CONCEPTUELLES ET MIND MAPPING Schéma par Bich-Van Hoang

Vidéo Conseil pour le mind mapping

Pour finir, quelques conseils

 

Encore d'autres cartes !

L'intégralité de notre communauté Partage de Cartes conceptuelles sur laquelle vous trouverez encore d'autres exemples

Sur ce site, voir aussi l'article "Guide rapide pour réaliser une carte conceptuelle" et  "Evaluer une carte conceptuelle"

Téléchargements des diapositives et vidéos

Cartes conceptuelles et mind mapping en pdf et pptx

  • Introduction : cartes conceptuelles et mind map, pourquoi faire ? (34 Mo)
  • Chapitre 1 : Fondamentaux des cartes conceptuelles (38 Mo)
  • Chapitre 2 : Démarche de conception (43 Mo) – La vidéo de l’exercice proposé (17 Mo)
  • Chapitre 3 : Comment créer une carte, les applications (30 Mo)
  • Chapitre 4 : Mind mapping (42 Mo)
  • Conclusion et références (16 Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives (207 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

Les licences varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Résolution de Problèmes

La résolution de problèmes

La résolution de problèmes est un processus en quatre étapes :

  • Identification : Comprendre la situation, identifier un/les problèmes prioritaires, définir des objectifs à atteindre
  • Analyse : Rechercher toutes les causes possibles et remonter à la cause racine ou aux causes majeures
  • Solution : Rechercher et sélectionner une solution ou un groupe de solutions à mettre en place
  • Action : Mettre en œuvre le plan d’action. Valider, pérénniser et diffuser les résultats obtenus

Dans cette partie du site, vous trouverez 6 formations à propos de la démarche de résolution de problèmes en gestion de projet. Les outils qu’elle met en oeuvre sont également traités : QQOQCP, Brainstorming, diagramme cause-effet etc… ces formations sont également téléchargeables sous d’autres formats : pdf, ppt …

Méthodologie de Résolution de Problème

Méthodologie de Résolution de Problème

Cliquez sur l'image pour accéder au cours

Animer un brainstorming

Animer un brainstorming

Cliquez sur l'image pour accéder au cours

Résolution de problème : le QQOQCP

QQOQCP
Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

Collecte de données

Collecte de données

La collecte de données

Outil de résolution de problème : le diagramme de Pareto

PRIORISATION ET DIAGRAMME DE PARETO

La priorisation et diagramme de Pareto

Outil de résolution de problème : Diagramme d'Ishikawa

diagramme d'Ishikawa, ou diagramme cause-effet,

Le diagramme d'Ishikawa ou diagramme cause-effet

TRIZ  :  résolution créative de problèmes     

TRIZ : résolution créative de problèmes

Le TRIZ : résolution créative de problèmes

 An open license problem solving case study..

Télécharger les cours

Les cours et l’étude de cas des méthodes de Résolution de Problèmes

Présentation de l’ensemble de la démarche de résolution de problème en pdf et pptx. Toutes les vidéos et les diapos (396 Mo). Si vous avez une mauvaise connexion internet, il est recommandé d'utiliser une gestionnaire de téléchargement.

Pour une synthèse de toutes ces formations, le document de prise de notes de cours partagées.

Management de la créativité

La formation

Une organisation peut-elle survivre si elle ne progresse pas, si elle n’innove pas ? Alors comment faire ?

Le management de la créativité vise à améliorer l'inventivité dans une entreprise ou dans un groupe de travail. Elle est rendue possible par des pratiques de management et l'utilisation d'outils, permettant d’augmenter la créativité. Cette session de formation est consacrée à vous donner sur ce sujet des bases et des méthodes.

Sur la page management, vous trouverez les originaux des fichiers pptx et pdf utilisés pour enregistrer cette vidéo, ainsi que les fichiers HD des vidéos. Voici notre document de prise de notes partagées associé à ce cours.

Présentation des objectifs

Vidéo introduction au management de la créativité

Notes : Introduction

Introduction

- Le management de la créativité vise à améliorer l’inventivité et l’innovation dans une entreprise ou une équipe.

* Dans une entreprise ou une organisation, il faut chercher en permanence à innover pour se développer et améliorer la compétitivité. Condition sine qua non à sa survie.

* Ceci, grâce à des pratiques et outils permettant d’augmenter la créativité.

La formation nous introduit à ces derniers.

- Trois objectifs de cette formation :

* Reconnaître l’importance de la créativité, la distinguer de l’innovation.

* Identifier le profil créatif d’une personne ou d’une organisation.

* Explorer des techniques pour créer et développer un climat créatif dans une entreprise ou une équipe de travail.

Fondamentaux du management de la créativité

Vidéo Fondamentaux du management de la créativité

Pour vérifier que vous avez bien assimilé ce chapitre, voici un petit Quiz en 6 questions : Fondamentaux du management de la créativité

Notes : Fondamentaux du management de la créativité

Qu’est-ce que la créativité ?

Qu’est-ce que la créativité ?

- La créativité et l’innovation sont deux concepts liés mais différents.

- Créativité = Faculté à imaginer/ PRODUIRE des idées originales/ nouvelles, des alternatives et des solutions à un problème.

* Traditionnellement, on parle de créativité dans le domaine artistique (on fait donc référence ici à un processus souvent très individuel et très ouvert).

* Plus récemment, on parle de créativité pour qualifier les innovations dans les secteurs technologiques (ainsi, l’on considère, par exemple, que les start-up sont créatives, que des entreprises comme Google et Apple sont créatives). Dans ce contexte, on ne parle donc plus seulement de créativité mais aussi d’innovation.

* Cependant, terme applicable à tous les domaines.

- Innovation = Capacité à CONVERTIR ces idées créatives en applications, de leurs donner du sens et de la valeur dans un contexte concret. Production d'idée et application pratique

- Il y a donc tout un cycle à parcourir quand on part des idées produites pour en arriver à l’innovation/ à des applications pratiques. Il faut choisir les meilleures idées et les appliquer efficacement.

Cycle de la créativité

Cycle de la créativité

- Paradoxe de la créativité : On peut être très créatif (avoir énormément d’idées, inventer des choses) et peu innovant (incapable de choisir les meilleures idées et de les appliquer efficacement). - Les phases du cycle de la créativité : cycle de la créativité

  1. On commence par bien définir le périmètre du problème.
  2. A partir du problème, on produit des idées.
  3. Ces idées mènent ensuite à la proposition de solutions précises et applicables.
  4. On mémorise ces solutions.
  5. On les valide.
  6. On les met en oeuvre.
  7. Puis on recommence avec un nouveau problème car le cycle de la créativité est un processus continu.
Créativité en entreprise

Créativité en entreprise

L’idée : Innover pour se développer et améliorer la compétitivité

En entreprise, 3 domaines principaux sont concernés par la créativité et l’innovation :

  1. L’ORGANISATION de l’entreprise  :  innovations de process  (nouveaux processus, nouvelles technologies) qui améliorent l’organisation interne.
  2. CONCEPTION DES PRODUITS : notons que des techniques comme l’analyse fonctionnelle ou TRIZ sont préconisées pour réaliser des innovations sur ce plan.
  3. COMMUNICATION (publicité, marketing, méthodes de vente, etc) : les innovations dans ce domaine sont indispensables pour se distinguer de la concurrence.

 

La personne et son environnement créatif

Vidéo La personne et son environnement créatif

Quiz en 6 questions Chapitre 2 – La personne et son environnement créatif                                         

Notes : La personne et son environnement créatif

Caractéristiques

Caractéristiques de la personne créative

  • Elle recherche constamment de nouveaux défis, de nouveaux projets, façons de faire.
  • Ouverte et curieuse (même par rapport aux idées et situations farfelues).
  • Accepte la critique constructive.
  • Sait remettre en question ce qui existe/ sait proposer un nouvel éclairage = ré-assemble, redéfinit, réinterprète les situations et les problèmes.
  • Experte dans son domaine (creuse un sujet à fond) ou non conformiste (non expert mais qui fait des propositions en dehors du cadre).
  • Flexible : émet des idées, solutions, stratégies alternatives lorsqu’elle rencontre des problèmes. C’est quelqu’un de très rusé, ce que l’on appelle la métis.
  • Confiance en soi : motivation intrinsèque, mais un système de prime peut aider à faire perdurer cette motivation).
  • Optimiste,  qui perçoit une crise comme une opportunité[1]
Caractéristiques de l'organisation créative

Caractéristiques de l'organisation créative

- Prend en compte et s’adapte sans cesse au marché/ aux débouchés qu’il offre.

- Management participatif : avec une structure légère, un système de communication ouverte (exemple : facilité d’accès aux responsables du management).

- Systèmes de partage des connaissances :

  • Boite à idées. Veille collaborative...
  • Encouragements (primes, etc) auprès des personnes qui ont des bonnes idées/ qui voient les solutions qu’elles ont proposé adoptées.

- Prise de risques encouragée :

  • Attribution de temps et d’argent pour l’innovation.
  • Encourager à essayer et progresser = climat favorable PAS DE sanctions  EN CAS D'ÉCHEC

* Si ces conditions ne sont pas réunies : risque de  “lassitude de l’acteur de l’innovation”(Norbert Alter, 1993). Si ce phénomène ce produit, tout le potentiel des personnes sera perdu.  N. Alter = sociologue de l’innovation.

Comment instaurer un climat de créativité ?

Comment instaurer un climat de créativité ?

Les conditions liées à l’environnement favorables au développement de la créativité et donc au développement de l’innovation = bonnes pratiques + conseils de Rémi Bachelet.

- Stimuler l’initiative : lorsqu’il y a des initiatives, les stimuler de manière à ce que les salariés se sentent impliqués et s’approprient les problèmes de l’entreprise ce qui va augmenter leur motivation et leur capacité de réponse aux problèmes.

- Libérer du temps pour promouvoir le développement des améliorations et pratiques innovantes. Ceci, car un emploi du temps qui ne laisse aucune marge de manoeuvre ne permet pas l’expérimentation et donc ne permet pas des pratiques innovantes.

* Exemple : Google laisse 20% du temps de travail des salariés pour faire quelque chose d’innovant (travail sur la question de leur choix, projet libre).

- Encourager l’ouverture aux idées externes : observer les pratiques, idées, productions de ceux qui ne font pas partie de notre organisation (le “ Not Invented Here”) est fructueux (comme l’est, le fait de s’approprier les idées des autres dans le brainstorming/ principe de “fertilisation croisée”).

5 pratiques

  1. Prendre en compte les idées du personnel lors des décisions et le montrer pour valoriser les personnes à la source de ces idées. * Autrement dit, appliquer la créativité de haut en bas, “de la direction à la base”.
  2. Former des groupes de travail formés aux techniques créatives en groupe. * La créativité se pratique individuellement et en groupe !
  3. Motiver, donner liberté d’action, ne pas sanctionner la prise de risque.
  4. Affecter des ressources (temps et autres) aux bonnes idées pour passer à l’innovation.
  5. Obtenir des résultats concrets, évaluer le progrès et alimenter le processus . Choisir avec sérieux les idées que l’on met en place + passer ensuite dans une véritable logique de gestion de projet (“Plan, Do, Check, Act”) pour pouvoir les mettre en place.

Pour aller plus loin…

Test : Avez-vous un profil de créatif ? Test JDN Avez-vous un profil de créatif ? (Journal du Net)

Si vous étiez animateur /trice d’équipe… que faire concrètement pour que votre équipe soit créative ? soit innovante ?

Techniques et outils pour développer la créativité

Vidéo développer la créativité

Un dernier quiz : Techniques et outils pour développer la créativité                                                 

Notes : Techniques et outils pour développer la créativité

SCAMPER

SCAMPER

- Acronyme mnémotechnique

- Alex Osborn serait l’inventeur de cette méthode. C’est lui qui a inventé et, surtout, popularisé le brainstorming.

- Technique de développement de la créativité “par concassage”. Elle consiste à examiner une idée (concept, produit, projet, problème…) sous plusieurs angles (à “concasser” l’idée) grâce aux opérateurs SCAMPER afin de trouver d’autres idées.

- Les opérateurs SCAMPER :

  • S => Substituer  on se demande “qu’est-ce qui peut être remplacé? par quoi/qui?”

        Pour répondre à ces questions, on essaie de mettre un élément à la place d’un autre.

  • C=> Combiner on se demande “peut-on fusionner/combiner des concepts, des idées, les mettre ensemble?”
  • A => Adapter  on se demande comment ce serait si on changeait de contexte (d’époque, de culture/ de continent, de situation) = “comment on faisait avant? comment on fait ailleurs ?, comment ferait-on dans une autre situation?”
  • M=> Modifier = on se demande si on peut changer quelque chose dans le projet (couleur, forme, signification …).
  • (Magnifier = on prend le projet et on essaie de l’étendre, de l’agrandir, d’ajouter des choses).
  • P => Proposer d’autres usages = on se demande “y a-t-il d’autres utilisations possibles ?”

Exemple : si l’on produit de l’eau chaude on va se demander si elle ne peut pas servir

aussi à chauffer ou produire de l’énergie.

  • E=> Éliminer = “qu’est-ce qui n’est pas nécessaire ?”. On cherche à retirer tout ce qui est possible et à réduire de taille.
  • R=> Réorganiser, réordonner = on cherche à changer les séquences pour d’autres ou à placer les séquences dans un ordre différent.

(Renverser = si on cherchait à faire le contraire/ à l’envers, comment ferait-on ? Exemple : on va se demander si on peut changer les attentes des clients, inverser le positif et le négatif, mettre le haut en bas ...).

Avec cette méthode, on peut ainsi prendre une idée et la transformer pour en trouver d’autres.

- La séquence SCAMPER comporte 4 phases :

4 phases de SCAMPER

1-  Identifier le problème, la situation ou le centre créatif.

2- Formuler les questions SCAMPER.

3- Chercher le plus de réponses possibles à chacune des questions.

4- Évaluer les idées à conserver.

- Pour en savoir plus : * Voir la vidéo “SCAMPER a creative thinking technique”  Animation  illustrant chacun des opérateurs avec différents produits de la gamme smarties (existants ou non).

La techniques PNI

La techniques PNI (Positif Négatif Intéressant)

Technique permettant d’évaluer les idées produites (d’identifier leurs + et leurs -) pour sélectionner celles à conserver (phase 4 de la séquence SCAMPER)/ pour décider des idées les plus appropriées.

- Elle évalue les idées sur 3 aspects :

  • P -> positif (on liste ce qui va bien ou apporte des éléments en plus).
  • N -> négatif (on liste les choses qui gênent).
  • I -> intéressant (on liste les autres idées qui peuvent être positives ou négatives).

- Le but est d’identifier le potentiel et les effets adverses de chacune des idées.

Exemple de PNI :

Exemple de PNI

  1. On liste les aspects positifs/négatifs/intéressants pour chaque idée.
  2. On attribue à chaque aspect/ argument un nombre de points (+/-).
  3. On fait le total pour chaque colonne puis le total “global” (en jaune) ce qui permet d’obtenir le PNI de l’idée évaluée (ici = 4). L’évaluation de l’intérêt de cette idée va permettre de la comparer aux autres idées.

= > Calculer le PNI pour chaque idée permet donc d'évaluer rapidement son intérêt et surtout facilite la comparaison avec d'autres idées.

Carte mentale et brainstorming

Carte mentale ou mind-map/ cartes heuristiques.

Carte mentale : technique de créativité permettant de représenter visuellement et de suivre le cheminement associatif de la pensée + donnant une vue synthétique d’un sujet complexe.

En savoir plus : Cours mind mapping (cours de Rémi Bachelet sur le mind-mapping).

Brainstorming

Technique de créativité.

* La plus connue et la plus pratiquée. Voir vidéo dédiée / le cours suivant.

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Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole, mais si vous êtes formateur rémunéré ou que la formation est payante, vous devez obtenir l’autorisation avant de les intégrer dans vos propres formations.

Les tarifs pour une formation varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Animer un Brainstorming

La formation

Le brainstorming ou remue-méninges est une technique de recherche d’idées en groupe, par exemple afin d’identifier ou de résoudre un problème. La principale phase du brainstorming consiste à émettre spontanément le plus d’idées possible sans retenue et en les notant toutes. 

Mais avant cette phase de collecte d’idées, il faut constituer le groupe et cadrer la question de départ ... et après, sélectionner les meilleures idées ou les solutions applicables.

L'objectif de ce cours est de vous former au travail de l’animateur qui organise ce processus.

Pour résumer les vidéos, voici notre document de prise de notes partagées.

 

"à l'issue de cette formation, vous serez capable de.."

Les phases du brainstorming

Chapitre 1 : Définition et rôles

Vidéo Définition et rôles

Quiz en 6 questions : Définition et rôles                                                      

Notes : Qu’est-ce qu’un brainstorming ?

Définition

Définition

Le brainstorming est…

  • une technique de créativité (trouver des idées originales, nouvelles)
  • qui se pratique en groupe (travail d’équipe qu’il faut savoir animer, une dynamique de groupe à créer et gérer)
  • objectif : résolution de problème (notion très large, toute question peut être envisagée comme un problème)

Inventé dans les années 40 par Alex Osborn (vice-président de l’agence de publicité américaine BBDO à l’époque), on comprend mieux le caractère créatif du brainstorming !

Au Québec, le brainstorming s’appelle un “remue-méninges” (Québec). D’autres noms ont été tentés pour franciser cette notion, comme : suractivation du cerveau, tempête sous un crâne, cervorage, giboulée d’idées… mais tout cela s’éloigne de la notion anglaise de “storm”, qui outre la “tempête” veut aussi dire “assault” (attaquer les barrières de son propre cerveau, pour le forcer à trouver de nouvelles idées).

brainstorming “remue-méninges”

Les phases

Les quatre phases

  • Initialisation : constitution du groupe
  • Cadrage et définition de la question de départ (on commencealors la réunion de travail)
  • Collecte d’idées
  • Identifier et décider des solutions que l’on va mettre en oeuvre. (Importance majeure de cette étape)
Les rôles

Description des rôles

Animateur

Il a le rôle principal. C’est lui qui va initier le processus (définir et constituer le groupe) mais il sera aussi le pilote jusqu’au bout.

Il doit entre autres :

  • Sélectionner les bons participants
  • Organiser la session de manière pratique (choix du lieu, de l’horaire, des supports et des moyens).
  • Proposer des méthodes de travail (propose mais n’impose pas !!!).
  • Cadrer, voire recadrer les échanges en cours de route. Il ne produit pas les idées, mais il doit guider le travail des participants. Il est responsable pour guider le travail.
  • Assurer le respect du temps alloué, de l’efficacité
  • S’assurer que tous ont la parole et peuvent participer. C’est un facilitateur.
Secrétaire

Il est responsable de la prise en note des idées trouvées (souvent sur un tableau blanc, un paper-board, voire un PC avec un vidéo-projecteur). Dans tous les cas le rôle du secrétaire est de s’assurer que les idées sont affichées, visibles de tous les participants, mais en aucun cas il ne doit les critiquer.

Vous devez expliquer un brainstorming à un enfant (pourquoi faire, comment faire…)

Est-ce que le rôle d’animateur vous convient ?

Est-ce que le rôle de secrétaire vous convient ?

Chapitre 2 : La préparation

Vidéo préparation du brainstorming

Quiz en 6 questions Chapitre 2 – préparation du brainstorming

Notes : La préparation

Le groupe de travail

Constituer le groupe de travail

Première mission de l’animateur.

Le groupe ne doit pas être trop grand (au-delà de 10 personnes c’est très difficile de gérer une dynamique de groupe en créativité), et inversement, il ne doit pas être trop petit pour permettre une variété suffisante d’idées (idéalement 4 à 6 personnes).

Qu’est-ce qu’une “bonne équipe” ? Une équipe constituée de personnes :

  1. Ouvertes aux échanges d’idées
  2. Complémentaires (spécialités différentes, profils, caractères, services différents)
  3. Qui se connaissent + quelques nouveaux venus (qui sauront apporter de la nouveauté)

Problèmes possibles :

  • Les incompatibilités entre les participants (la phase de créativité repose sur une bonne ambiance, une bonne entente pour permettre la spontanéité)
  • Un “chef” ou personne “importante” qui va intimider et limiter l’émission libre des idées

Reste à réussir à rassembler toutes ces personnes, au bon moment, dans un endroit calme (en dehors du cadre de travail habituel lorsque c’est possible), sans interférences externes (téléphone, mail, etc.) et avec les outils adaptés (paper board, post-it, café…)

La question de départ

Définir la question de départ

Le cadrage

Lors de la réunion, après avoir “brisé la glace” (un petit exercice facile) (Page d’exemples en anglais), il faut cadrer le sujet : c’est la question de départ.

Elle doit être :

  • Claire : compréhensible et comprise par les participants (car en général on est confronté à des choses compliquées)
  • Utile et Motivante : doit mériter que l’on y consacre du temps et motive les participants
  • Réaliste : par rapport aux moyens à disposition (temps, compétences, etc.)

Il est important d’apporter de la documentation, des photos, des échantillons, bref tout ce qu’il faut pour que les participants disposent de toutes les informations utiles.

Pour chaque phase, il faut obtenir l’accord des participants.

Ex. : 3h au total, dont : démarrage 30 min, collecte d’idées 1h, tri/sélection 1h30.

À retenir : mieux le thème est cadré, plus la collecte d’idées sera efficace et stimulera l’innovation et la créativité !

ex : comment peut-on faire connaître notre logiciel à un maximum de clients ?

Chapitre 3 : Collecter les idées

Vidéo réalisation et animation

Quiz en 6 questions Chapitre 3 – réalisation et animation du brainstorming

Notes : Collecter les idées

Phase de collecte

C’est la phase la plus connue du Brainstorming. Il s’agit de susciter et de collecter les idées, pour cela il faut respecter 3 points :Facteurs dans la phase de collecte

  1. SPONTANÉITÉ Toutes les idées émises doivent être enregistrées par le secrétaire.
  2. SUSPENSION DU JUGEMENT Aucune évaluation ou critique durant la période de collecte. Même les idées les plus irréalistes peuvent en inspirer d’autres très intéressantes !
    Le rythme est également très important dans cette phase.
  3. FERTILISATION CROISÉE La libre association : les idées émises en génèrent de nouvelles (originales).
    Il est même recommandé de copier les idées des autres, d’en proposer des variantes...

Le but majeur de cette phase n’est pas de trouver les bonnes idées, mais d’en trouver le plus possible !

Les 4 règles énoncées par Alex Osborn lors des brainstormings à l’agence BBDO dans les années 40 :

  1. Aucune critique sur les idées émises
  2. Pas de limite à l’imagination
  3. Le plus d’idées possibles
  4. Le rebond systématique sur les idées des autres (fertilisation croisée)

Pour trouver un maximum d’idées il faut se laisser aller, être spontané.

Le but n’est pas de trouver de bonnes idées, mais d’en trouver le plus possible !

Rôle de l’animateur :

 → En tant que facilitateur, il s’assure que le processus se déroule de manière optimale. Il ne produit pas les idées. Il peut/doit toutefois intervenir :

  • pour relancer le rythme si le processus ralentit (Cf. procédés de créativité ci-dessous)
  • pour éviter que des personnes ne fassent des apartés (dispersion du groupe sur divers sujets)

→ Il recadre si l’on s’éloigne trop de la question de départ. Il faut être permissif, permettant la libre expression, mais il faut rester focalisé sur l’objectif de départ.

Rôle du secrétaire :

→ Il note toutes les idées émises afin de consigner tout ce qui s’est dit durant le processus créatif. (ce qui n’est pas noté est perdu !)

ex : noter les idées vidéo projecteur / mindmap

→ Permettre à tous d’avoir une vision claire des idées émises, afin qu’ils puissent tous réagir, s’en inspirer, les copier, proposer des variantes…

Méthodes de production d’idées

Méthodes de production d’idées

  • La spontanéité (on note toutes les idées au fur et à mesure) 
  • Le tour de table (parole à chacun son tour)
  • Les post-it (chacun remplit ses post-it, de couleurs différentes pour chaque thème, et à la fin on les regroupe tous sur un tableau - méthode “Metaplan”)
  • La méthode des six chapeaux (chacun doit adopter une position, un point de vue particulier) - donner des contraintes permet de trouver des solutions nouvelles.
  • La circulation d’idées (une idée est écrite et passée à son voisin, qui à son tour doit y ajouter une variante, au terme du tour de table un bon nombre de variantes est ainsi collecté)
  • Le brainstorming électronique : l’informatique, par l’utilisation d’un wiki, d’un forum, de documents partagés. On n’a plus besoin de réunir ou limiter le nombre de participants. Cela permet d’étendre le champ des possibles et donc des idées. Cependant, on n’a pas le coté convivialité d’une réunion en présentiel.
Facteurs-clés de succès

Facteurs-clés de succès

Les participants doivent prendre leur rôle au sérieux : il ne faut pas confondre spontanéité et anarchie.

Le groupe ne doit pas être monopolisé (dominé) par quelques participants.

Chacun doit avoir des chances de s’exprimer, et ce, toujours librement.

Facteurs-clés de succès

Chapitre 4 : Sélectionner les solutions

Vidéo prise de décision et sélection des idées

Notes : Mettre en oeuvre

Des critères

Après la collecte, vient la phase de la sélection. C’est la partie la plus délicate.

Après ce bon moment passé il faut passer à l’action.

Les idées doivent être classées, selon leur pertinence, leur valeur relative.

Pour être en mesure d’estimer la qualité d’une idée, deux points sont à fixer :

  1. Des critères (qu’est-ce qu’une bonne idée ?)
  2. La méthode (comment procéder?) l’animateur doit vérifier comment on va procéder pour arriver à cette sélection

Des critères

Ce sont des références rigoureuses permettant d’évaluer les idées.

Peuvent être de 3 types :

  • Critères de Qualification : revenir à la question de départ
  • Éliminer ce qui est “hors de propos”, “hors cadre”, éloigné de l’objet de départ
  • Critères de qualité :
  • Génériques = courants : rapidité/facilité de mise en place, efficacité, bon rapport coût/efficience…
  • Spécifiques = liée à la stratégie de l’entreprise (implication du personnel, des clients, dans une action en cours)

Les critères doivent être discriminants (permettent la différencier) et pondérés (permettant d’établir des priorités).

Exemple de critère pour recherche un travail :

Critères de qualification :

  • Existence/ ouverture du poste
  • Correspondance à votre profil

Critères de qualité :

  • Rémunération
  • Intérêt personnel
  • Possibilité d’évolution
  • Localisation
  • Chance d’être recruté

La pondération dépend de la situation. Par exemple, si l’on est jeune diplômé, on va sûrement privilégier un poste ou les possibilités d’évolutions sont importantes.

Méthode

Méthode

Pour appliquer ces critères, il faut une méthode.

Quelques démarches possibles :

  1. Voter (chacun dispose du même poids dans le vote, un même nombre de points à attribuer à des idées)
  2. Discuter (arriver à un consensus)
  3. Verrou (en cas d’opposition, ne serait-ce d’une personne, l’idée est bloquée : exclue)
  4. Méthodes à 2 stades (présélection puis shortlist)

Dans tous les cas l’animateur doit s’assurer que tout le monde est d’accord sur la méthode avant de lancer le processus de classement ! (risque de perdre du temps et de devoir recommencer sur une autre méthode ayant fait le consensus des participants)

On classe ensuite facilement les idées. Quand on fait un choix, le fait de faire un calcul n’est pas forcément le plus important, le plus important est de clarifier les critères et de se forcer à les évaluer; d’où la nécessité de bien choisir ces critères. En effet, on ne va pas toujours choisir l’idée qui a obtenu le plus grand score, mais on est au clair pour prendre sa décision. C’est ça qui compte le plus.  

critère

 

Prise de notes

Prise de notes sous forme de carte conceptuelle ou carte mentale

Exemple :

Prise de notes

Crédit : Bich Van HOANG - CC BY-SA 3.0

Téléchargements

Comment organiser/animer un Brainstorming en pdf et pptx

  • Introduction : les phases du brainstorming (11 Mo) 
  • Chapitre 1 : Définition et rôles (22 Mo)
  • Chapitre 2 : La préparation (23 Mo)
  • Chapitre 3 : Collecter les idées (40 Mo)
  • Chapitre 4 : Sélectionner les solutions à mettre en oeuvre (48 Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives (146 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

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Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

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