Fondamentaux de la gestion de projet

La formation

Cette vidéo présente les notions fondamentales du management et de l’organisation des projets, elle est composée de cinq chapitres de 15 minutes.

  • Chapitre 1 : Les projets : pourquoi et comment ?
  • Chapitre 2 : Localisation et typologie des projets en entreprise
  • Chapitre 3 : Organiser les projets -  les démarches de conception
  • Chapitre 4 : Etude des cas de l'automobile et du génie civil
  • Chapitre 5 : Quelle structure pour faire fonctionner un projet ?

Sur la page organisation des projets, vous pourrez télécharger les originaux des fichiers pptx et pdf de la formation, ainsi que les fichiers vidéos. Enfin, voici un document de prise de notes de cours partagées.

Introduction : présentation des objectifs

Présentation des objectifs

 

Chapitre 1 - pourquoi et comment ?

Les projets : pourquoi et comment ?

Pour vérifier que vous avez bien assimilé ce chapitre, voici un petit Quiz en 6 questions Chapitre 1 : Qu’est ce qu’un projet ?

Notes : Qu’est-ce qu’un projet ?

Vous avez dit « projet » ?
- Caractéristiques d’un projet:
  1. Activité temporaire, avec début et fin, notamment un délai (triangle : qualité-coût-délai )
  2. Un projet c’est quelque chose qui se pense avant de se faire et qui se réalise par étape/jalon
  3. A un objectif qui se manifeste et se mesure par un livrable=résultat qui permet de mesurer son succès et qui justifie son utilité

- Objectif = notion de livrable

- Notion très large !

- + contraintes = Triangle : qualité / coût / délai

- Se pense avant de s’exécuter et se déroule par étapes (“jalons”) qui se préparent

- Le projet sert à quelque chose (un objectif) et le Résultat = “le livrable”

- Le livrable mesure le succès du Projet

- Autre définition dans ISO 10 009. Attention ce n’est pas une certification. D’après les slides téléchargées de l’édition Gdp5, la norme actuelle serait la norme ISO 21500.

Définition selon la norme ISO 10006, version 2003, donne des conseils sur l'application du management de la qualité aux projets. Cette norme est un recueil de conseils et n'est pas destinée à être utilisée pour des besoins de certification/enregistrement.

Elle est applicable à des projets de complexité variable, qu'ils soient petits ou grands, de courte ou longue durée, qui se situent dans des environnements différents, quel que soit le type de produit ou de processus de projet. Il peut être nécessaire d'adapter ces conseils à un projet précis.

L'ISO 10006:2003 ne constitue pas un guide pour le « management de projet » en lui-même, mais se contente de donner des conseils sur la qualité dans le cadre des processus de management de projet, alors que l'ISO 9004 donne des conseils sur la qualité dans le cadre des processus relatifs au produit du projet et sur l'« approche processus ».

Définition du projet par Alain Fernandez :

“Un projet a pour objet d'utiliser le plus efficacement possible les ressources humaines et techniques disponibles, afin d'apporter un nouveau service ou un produit précis, dans un environnement donné et avec un budget donné.

“Il a sa raison d'être en un but bien défini et unique : l'équipe du projet n'existait pas avant et n'existera plus après.”

Définition du projet selon la norme ISO 10006 (§3.5) :

Un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble d'activités coordonnées et maîtrisées, comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d'atteindre un objectif conforme à des exigences spécifiques, telles que les contraintes de délais, de coûts et de ressources.

 

Pourquoi des projets?

Productivité = Création de valeurCoût

Création de valeur = quantité de valeur que l’on arrive à créer.

Coût = Ressources consommées pour créer la valeur.

C’est aussi la valeur produite/coût de production.

En général l’objectif du progrès économique est d’augmenter la productivité, comment?

  • 1ère possibilité : on pense à réduire les coûts, ce n’est pas la solution idéale à cause de la concurrence et de la mondialisation (difficile d'être le moins cher dans une économie mondialisée)
  • 2ème possibilité : maximiser la création de valeur donc innover, faire des choses nouvelles avec un savoir faire unique ⇒ C’est la meilleure solution

Innover c’est l’essence même du projet !

Le projet permet d’aller au delà de la seule réduction des coûts, en favorisant l’innovation et donc la création de valeur. Innovation = Projet

L’essence d’un projet est l’innovation. (Derrière l’innovation : productivité+ et survie de l‘entreprise)

Les questions de management viennent ensuite. Qu’est ce qui est délicat dans la gestion de l’innovation ? → paradoxe de la gestion de projet !

 

Manager un projet

Concept  : Le paradoxe principal du projet , naît de  l’évolution inverse  entre la capacité d'action sur le projet et  la connaissance  que l’on a de celui-ci.

  • processus irréversible
  • il faut donc ramener un maximum de connaissance en début de projet

Au fur et à mesure que le projet approche de sa fin, on a de moins en moins de capacité d’action (courbe bleue).

Dans le même temps, notre connaissance du projet s’améliore (courbe rouge).

Il est peut-être intéressant, dépendant du domaine, de pouvoir identifier sur la ligne de temps une zone aux abords du croisement des lignes temps et connaissance où on peut inscrire une évaluation ou un point de situation. C’est dans cette zone qu’il faudrait concentrer la prise de décision plus stratégique.

Finalement la gestion de projet permet d’accélérer la connaissance pour qu’elle soit plus rapidement acquise lorsqu’on a encore de la capacité d’action.

Le but de la gestion de projet est donc d’acquérir rapidement de la connaissance du projet lorsqu'on a encore une forte capacité de manoeuvre pour faire les bons choix dès le départ car le processus est quasiment irréversible.

Se former

Étudiant = travaille seul, avec un problème isolé, abstrait, clairement défini dont la solution est unique, il ne doit pas être aidé sinon c’est de la triche

Professionnel = en équipe, pour un client, avec des problèmes liés et concrets mais mal définis, avec de nombreuses solutions possibles. Les capacités sociales et humaines sont importantes. Le client ne sait pas toujours ce qu’il veut, peut changer d’avis.

 

un étudiant

un professionnel

travaille essentiellement seul

en équipe, pour un client

sur un problème isolé, souvent abstrait...

sur plusieurs problèmes, liés, concrets, qui ne relèvent pas d’une seule discipline : problème socio-technique

… clairement défini, formulé par un énoncé, les données sont disponibles...

mal définis (d’où enquêtes, études de marché)

il faut prioriser le problème.

… bien posé : à solution unique

Exemple : une solution à un problème mathématique

ayant de nombreuses solutions possibles

Exemple : 2 solutions différentes permettent d’atteindre un même objectif

 

Chapitre 2 - Typologie des projets

Typologie des projets

Regardez la suite du chapitre pour accéder au  quiz                                                

 

Notes : Projets dans l’entreprise

Localisation des projets dans l’entreprise
Concept 2 : Localisation des projets dans l’entreprise

Localisation des projets dans l’entrepriseProjet Joint Ventureentrepise2

 

 

Projet local (PL): à l’intérieur d’une équipe, d’un service de l’entreprise. Exemple : transfert de connaissances d’un employé qui part à la retraite, création d’une brochure commerciale.

A l”intérieur de la Direction (ex. plaquette à l’intention des actionnaires).

Projet transversal (PT): dans lequel on fait coopérer des services (ou divisions ou equipe) entre eux (horizontal) ou fait coopérer des niveaux hiérarchiques différents (vertical). Ex : recrutement (définir la fiche de poste, obtenir le budget, faire passer des entretiens par diverses personnes).

Projet “sorti” (PS): projet prioritaire pour lequel on constitue une équipe qui sort de l’organigramme. Cette structure permet de minimiser/réduire les problèmes de coordination et permet d’aller plus vite et d'être plus efficace pour des projets de taille importante (exemples : investissement, nouveau produit). L’équipe est autonome, dédiée.

Projet “co-entreprise” ou “joint venture”  (JV): entre plusieurs entreprises.
Exemple : développer une nouvelle molécule pharmaceutique pour partager les coûts et les risques.

Projet de grande ampleur souvent dans le génie civil : beaucoup de corps de métiers

Chapitre 2 - Typologie des projets (suite)

Typologie des projets (suite)

Pour vérifier que vous avez bien assimilé ce chapitre, voici un petit Quiz en 6 questions Chapitre 2 – typologie des projets

Notes : Projets dans l’entreprise

Typologie des projets
Concept 3 : Typologie des projets

Selon taille du projet et complexité.

La taille se mesure en général par le budget du projet. Le budget inclut les salaires des gens, les investissements, les achats, l’utilisation des machines. Il faut prendre en compte tous les coûts (coût de main d’oeuvre : jour homme ou heure homme, amortissements équipements).

La complexité se qualifie de deux manières :

  • complexe lorsqu’il y a beaucoup d’inconnues (innovant)
  • beaucoup d’acteurs différents; nombreux facteurs (exemples : juridique, RH)

La complexité d’un projet est induite par la complexité de coordination, d’organisation de ce projet. Complexité d’un projet = interactions de tout ce qu’il faut coordonner.

Un projet de haut niveau technologique peut être simple tandis qu’un projet industriel (exemple : construction d’une usine dans un pays qu’on ne connaît pas) peut être extrêmement complexe : projet financièrement coûteux en équipements, langue étrangère des interlocuteurs, équipes locales à recruter et à former, contraintes légales locales à intégrer, etc.

(Paradoxe : projet R&D de grande taille mais peu complexe ? Parce que ce type de projet comporte souvent peu d’acteurs, travaillant avec des technologies bien ciblées/maîtrisées)

Revue de projets d'une multinationale : un typologie

la taille d’un projet c’est l’argent (avec tous les coût)

la complexité  d’un projet c’est la complexité de sa coordinations

Profils de projets
concept 4 : Profils de projets

Notion polysémique (plusieurs sens différents).

Très important avant de se lancer dans un projet : évaluer les enjeux et définir les caractéristiques du projet.

Permet de savoir dans “quoi”, on se lance.

Profils de projets

Exemple 1: projet de certification qualité:

Profils de projets : certification qualité

  • taille faible (peu de personnes)
  • enjeu élevé car les clients exigent cette certification
  • livrable (output) immatériel : important car on devra changer la manière de travailler des gens
  • et livrable matériel élevé car on va devoir réduire le niveau de défauts de qualité et donc plus de rebut.

Exemple 2: Améliorer la productivité dans une usine :

Profil de projet :  Améliorer la productivité dans une usine

  • Taille : faible (3 consultants)
  • Enjeu : relativement faible, ne remet pas l'existence de l’entreprise en question si échec de la mission
  • Livrable : principalement immatériel, visant des méthodes de travail plus efficaces
  • Complexité : assez complexe car impacte la manière de travailler, et donc demande de la formation et de la négociation
  • Innovation : peu innovant = outils connus et maîtrisés par les consultants 
  • Autonomie : très autonome
  • Intégration du projet dans o : organisation majoritairement construite autour du projet, mission nécessitant le détachement de membres selon la nécessité ( = appel à des collègues selon leur domaine d’expertise)

Autre méthode d’analyse de projets :

  • QQOQCP (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ?) 
  • Analyse Stratégique
Projets et Opérations

Présentation un peu “caricaturale” (dixit Rémi Bachelet) des différences entre projet et opération. La réalité est souvent entre les deux. Opérations -> Activités répétitives, des “processus”. À l’opposé, des projets (innovants, uniques) " Tableau projet vs opérations Exemple d’un projet qui a eu un processus historique : le clavier AZERTY = conçu pour une machine à écrire pour ne pas bloquer les marteaux d’impression... alors que ce n’est pas forcément le plus optimal aujourd’hui.

Chapitre 3 : Organisation et coûts

Organisation et coûts

Notes : Comment organiser un Projet ?

Développement séquentiel

Développement séquentiel Design Over-the-wall en cascade

= processus séquentiel. C’est ce qu’on faisait dans les années 70 pour développer une nouvelle voiture. Chaque métier réalise ce qu’il a à faire puis transfère à un autre métier.

 

Développement séquentiel

Inconvénient : très long, le résultat final n’est pas garanti.

Time To Market ( temps entre la décision et le début de la production) dans les années 70 : 5 à 7 ans

Le problème se situe au transfert des dossiers. Par exemple les Méthodes (définition industrielle) peuvent constater qu’il est impossible de réaliser ce qui a été prévu par la Conception. Ça provoque beaucoup d’aller-retours. On peut même se retrouver à la fin lors de la qualification des premiers véhicules et se rendre compte qu’il faut revoir la conception.

Conception : Bureau d’études = réalise l’expertise scientifique

Définition industrielle : Bureau des méthodes = conçoit et fournit les outils utiles à la production (gammes de fabrication)

industrialisation : construire usine

Qualification : test des premiers modèles…

Système classique = taylorien (dans les années 70). Il y a aussi des aller-retours entre les différentes phases.

Ingénierie simultanée

 Ingénierie simultanée

Dans les années 80, début de l’ingénierie simultanée. objectif : réduire le temps … D’où travail en parallèle au niveau de différentes phases au lieu de ne commencer une phase qu'après avoir achevé la précédente..

Système classique = taylorien

Par la suite , on est passé à  l’ingénierie simultanée.

Dans un premier temps, les services marketing élaborent un avant-projet définissant le coût final de développement du projet, sur la base d’une étude approfondie. On procède de manière simultanée et non séquentielle. Les différentes équipes travaillent ensemble et en même temps (bureau d’études et bureau des méthodes), sur un plateau projet d'ingénierie (Projet sorti).                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

Schéma Ingénierie simultanée

Un véhicule peut maintenant être sorti en 2 ans, voire moins maintenant, au lieu des 7-9 ans du projet séquentiel.

Gain de temps et de qualité.

coût d’un projet

Schéma coûts d’un projet

Coût de production= coûts de fabrication qui sont des coûts variables suivant la quantité fabriquée

Les études de faisabilité représentent 2-3 % du coût total du projet final.

Conception / développement = correspond aux coûts d'investissement, étant donné qu’ils sont supportés une seule fois, en général.

Production en série = l’entreprise supportent des coûts de production variables, qui sont liés aux quantités produites; mais possibilité d’économies d’échelle (baisse du coût unitaire de production lorsque la quantité produite augmente) selon l’importance des coûts fixes de production.

Utilisation et après-vente = coût d’utilisation (supporté par le client)

Lors de la phase de conception d’un nouveau produit, on doit chercher à réduire le coût global.

Coût global

concept 6 : Coût global

Schéma Coût global

Le coût global est la somme des coûts supportés par tous durant le cycle de vie du produit. Il se décompose comme suit:

- Coût de développement, investissement, supporté par l’industriel lors de la phase de conception du produit.[2] (coûts fixes dépensés une seule fois)

- Coût d’industrialisation, investissement,supporté lors de la construction de l’usine (par exemple).(coûts fixes dépensés une seule fois)

- Coût de production, lors de la fabrication du produit (ressources humaines, matières premières, etc.) (coûts variables dépendant du nombre de produits fabriqués)

- Coût d’utilisation et de maintenance supporté par l’utilisateur (consommateur)

- Coût d’extinction. En fin de vie, lorsque le produit est mis au rebut, jeté aux ordures, voire recyclé, dépollution Ce coût est supporté par la communauté et les générations futures, en général.

Coût global= coût industriel+ coût utilisateur+coût communauté.

Réduire le coût d’un projet c’est réduire en fait son coût global.

Chapitre 4 : Maîtrise d'oeuvre

Maîtrise d'oeuvre

Maîtrise d'oeuvre et d'ouvrage

Quiz en 6 questions : Chapitre 4 – maîtrise d'oeuvre et d'ouvrage

Notes : Cas concrets

Maîtrise d’œuvre et d’ouvrage

concept 7 : Maîtrise d’œuvre et d’ouvrage

Owner : Maître d’ouvrage MOA = le client du projet, celui qui définit les besoins, les objectifs et le budget et représente les utilisateurs finaux. C’est également celui qui paie. Si besoin, le maître d’ouvrage devra lancer un appel d’offre.  Le MOA possédera le résultat final.

Engineer : Maître d’œuvre MOE traduit en termes techniques les besoins exprimés par le MOA. Il conduit les travaux opérationnels. Ce qui implique une coordination des acteurs, notamment en cas de sous-traitance (délégation d’une partie du travail à un acteur différent).

Attention à la confusion des genres : MOE = “Concepteur” mais pas “Constructeur”, Il contrôle l’exécution du constructeur, éventuellement coordonne les travaux en cas de lots séparés… peut être assimilé à l’ingénieur.

Remarque d’un participant:

Cette partie est ambigüe et mériterait d’être reformulée ; dans la construction bâtiment ou le génie civil dont il est pris exemple, le maître d’oeuvre ne réalise pas l’ouvrage du client sauf pour un projet “clé en main”. De même, le maître d’oeuvre fait réaliser le projet par des entreprises. De même, le maître d’oeuvre sélectionne les entreprises avec le client, les entreprises ne sont pas des sous-traitants du maître d’oeuvre. Enfin, le conducteur de travaux ne coordonne pas tous les acteurs du projet mais les sous-traitants d’une entreprise générale par exemple.

Industrie automobile

Cas de l’industrie automobile

Dossier de montage = le dossier qui contient le chiffrage du coût d’un projet. Responsabilité du Groupe Projet.

“Benchmarking” : veille concurrentielle.

Sourcing= achats.

Le cahier des charges fonctionnel est un document réalisé par le service marketing et les futurs utilisateurs finaux qui définit les différentes fonctions du nouveau véhicule .L’équipe de Direction Générale choisira un projet de véhicule parmi ceux présentés. Une fois le lancement fait, il est souvent trop coûteux de revenir en arrière.
Le lancement a un caractère irréversible, définitif.

Répartition des rôles

Génie civil

Cas du génie civil

Avec encadré en rouge les étapes cruciales (lancement de l’appel d’offre)

(MOA) = Client 

Appels d’Offres= dossier de consultation des entreprises=documents précisant les différentes exigences techniques et administratives pour la réalisation d’un ouvrage (bâtiment, pont, un port…)

Bureau d’études MOA= conçoit le contenu de l’Appel d’Offres

Les intervenants du MOE: entreprise qui va réaliser les travaux et qui au préalable a été selectionnée par le MOA (client) suite à l’Appel d’Offres.

Direction commerciale : veille sur les projets dès le stade de l’esquisse

Bureau d’études MOE= étudie l’Appel d’Offres et en propose un prix pour le soumettre au client (MOA)  

Répartition des rôles : génie civil

  • Avant-Projet-Sommaire (APS)
  • Avant-Projet-Détaillé (APD)
  • PEO         = plan d'exécution des ouvrages.
  • STD         = spécifications techniques détaillées.
  • Dossier de Consultation des Entreprises (DCE)  
  • Assistance Marché Travaux (AMT)
  • Contrôle Général des Travaux (CGT)
  • Réception et Décompte des Travaux (RDT)
  • BE = Bureau d’études
  • BM = bureau des Méthodes

Voir aussi Les étapes d’un projet avec un architecte

Attention,ce n’est pas le maître d’ouvrage qui réalise l’esquisse mais le maître d’oeuvre (cas d’un projet bâtiment où c’est l’architecte avec le bureau d'ingénierie qui réalise l’esquisse, sur concours pour un bâtiment ou un ouvrage public).

Bureau d’études MOA= conçoit le contenu de l’Appel d’Offres

Bureau d’études MOE= étudie l’Appel d’Offres et en propose un prix pour le soumettre au client (MOA)

Le MOA étudie les différentes soumissions des entreprises et en retient la plus avantageuse suivant des critères techniques et financiers.

L’entreprise retenue est le MOE.

Chapitre 5 : structures en projet

structures en projet

Les types de structures pour porter des projets

Quiz en 6 questions : Chapitre 5 – les structures-projets internes

Notes : Quelle structure pour projet ?

Structure fonctionnelle

4 modèles d’organisation.

Structure fonctionnelle 

Direction métier

Pas de coordination entre les services (directions métiers). Ce mode d’organisation correspond au mode de développement séquentiel vu dans le chapitre précédent. Structure très utilisée mais peu efficace, sauf quand les lots de travail du projet peuvent vraiment être distincts et indépendants et pour les projets de taille réduite. Aucune personne désignée pour coordonner le projet.

Le projet est mené successivement à travers les différents métiers, chacun pour une étape précise. Les personnes travaillent avec leur Directeur métier et sous ses ordres.

matricielle faible / Coordination de projet

Structure matricielle faible / Coordination de projet

Coordination de projet

Le coordinateur a peu d’autorité mais il est présent. Étant responsable du projet il peut le faire mieux avancer. Les membres de l’équipe projet (Chef de projet métier)sont toutefois directement rattachés à leur hiérarchie. Ils rendent compte à la fois à leur supérieur hiérarchique (Direction métier/Coordination hiérarchique) et au Coordinateur (Coordination fonctionnelle).

Typiquement utilisée pour des projets de réduction de coûts.

Utilisée par exemple pour l’amélioration de la productivité.

matricielle forte / Direction de projet

Structure matricielle forte / Direction de projet

Structure Direction de projet

Structure matricielle.

On donne beaucoup plus de poids au Directeur projet  (même niveau hiérarchique que la direction métier), mais les rattachements métier subsistent.

Avantages : très adaptable, plus efficace, bonne optimisation des moyens.

Inconvénients : chacun a deux chefs (hiérarchique et fonctionnel). Parfois difficile à vivre d’autant plus si on travaille sur plusieurs projets en même temps. !

En management il existe un principe qui est l’unité de commandement et qui dit que “pour bien fonctionner une personne doit avoir un et un seul chef”. (Fayol)

On l’utilise pour des projets comme la certification.

Projet sorti / Équipe dédiée

Projet sorti / Équipe dédiée

Structure Equipe dédié

Les personnes du projet sont sorties de leur fonctions habituelles et travaillent à temps plein sur le projet. Le directeur de projet peut faire appel à des prestataires extérieurs pour renforcer les compétences. Dans ce cas on a un mode qui favorise une grande cohésion et l’avancement du projet. C’est le mode d’organisation qu’on utilise en ingénierie simultanée, par exemple pour développer un nouveau véhicule.

Inconvénient: une fois le projet achevé, qu’adviendra t’il des membres de l’équipe dédiée?

Grille de questions

Grille de questions

Les questions à résoudre selon divers points de vue (projet lui même puis globalement, du point de vue de l’entreprise).

La problématique vue du projet concerne exclusivement le projet.

Vue de l’entreprise, on se pose les questions vues de plus loin.

Les préoccupations sont différentes et les outils aussi.

Grille de questions

Se “staffer” = Recruter les membres de l’équipe.

Conclusion

Conclusion

Notes : Conclusion et approfondissements

Management de projet

Un bon management de projet =

  1. anticiper , être pro-actif, se projeter dans l’avenir, prévoir les problèmes à l ‘avance afin de les éviter ou les gérer à leur début
  2. être souple et flexible durant les premières phases (le chef de projet doit avoir une autonomie/autorité suffisante pour prendre des décisions, il doit bénéficier d’une délégation d’autorité suffisante)
  3. Des solutions adaptées et systémiques (pas une seule catégorie de solution, ex pas seulement technique mais aussi juridique, RH, etc…). Profil généraliste du responsable de projet avec un vision globale.

2 problématiques principales dans l’organisation d’un projet :

  • Une organisation temporaire => que se passe-t-il à la fin du projet ? Que propose-t-on aux personnes de l’équipe ? Il faut identifier les compétences accumulées (capitalisation des connaissances) par l’équipe projet, afin de déterminer les meilleures propositions.
  • Comment apprendre en mode projet ? Comment acquérir des connaissances collectives ? Lorsqu’on dissout l’équipe, on risque de perdre ces connaissances, d’où l’importance de la capitalisation.

Est-ce que vous êtes désormais capables :

  • d'expliquer ce qu'un projet?
  • de caractériser les types de projets au sein de l'entreprise?
  • d’expliquer le principe de calcul du coût global?
  • de présenter les structures et configurations des équipes en mode projet?

Fondamentaux

Pour approfondir

Pour approfondir : questions à se poser

En plus bien sûr des questions de fin de chapitre

  • Les projets auxquels vous avez participé correspondent-ils à la définition proposée dans ce chapitre ?
  • Qu’est-ce qu’on appelle au juste “créer de la valeur”, concrètement ?
  • Comment faire pour résoudre le paradoxe de la gestion de projet ?
  • Estimez-vous que votre formation scolaire/universitaire vous a préparé(e) à devenir un professionnel ?
  • .Comment créer de la cohérence entre deux ou plusieurs directeurs de projet dans le cadre d’une structure matricielle forte ?.

Vous pouvez suggérer ici d’autres questions mais pour y répondre ce n’est pas sur ce document => rendez-vous sur le fil de discussion prévu

III. Pour approfondir : les sites et lectures que vous recommandez

  • Pour revoir le cours sous une autre forme : la version précédente enregistrée en 2013  Gestion de projet : les fondamentaux
  • Picq, T. (1999). Manager une équipe projet. Paris : Dunod.
  • ECOSIP/GIARD V., MIDLER C. (1993). Pilotages de projet et entreprises : diversités et convergences. Paris : Economica.
  • le cours de Michel Emery, peut-être le plus ancien cours gestion de projet sur le net francophone

Pour approfondir sur la gestion de projet

Téléchargements

Les fondamentaux de la gestion de projet en pdf et pptx.

  • Introduction : Objectifs de la formation ( 59 Mo)
  • Chapitre 1 : Les projets : pourquoi et comment ? (72 Mo)
  • Chapitre 2 : Localisation et typologie des projets en entreprise (98 Mo)
  • Chapitre 3 : Organiser les projets - les démarches de conception (67 Mo)
  • Chapitre 4 : Etude des cas de l’automobile et du génie civil (42 Mo)
  • Chapitre 5 : Quelle structure pour faire fonctionner un projet ? (41 Mo)
  • Conclusion – bilan et conseils (36 Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives en français et en anglais (196 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

Les licences varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Guide rapide pour réaliser une carte conceptuelle

Il y a deux types de cartes conceptuelles :

  • Les cartes en forme "d'arbre", plus rapides à établir, mais limitées. Il est pratique de les utiliser pour analyser et mémoriser un texte, clarifier un projet, ou encore associées à un vidéoprojecteur pour la prise de note ou la synthèse des idées en réunion... on parle de carte heuristique ou mind maps
  • Les cartes en forme de "graphe", ce sont les "vraies" cartes conceptuelles ou concept maps. Elles servent notamment à l'apprentissage.

Logiciels

Lors de vos réunions vous pouvez aussi bien utiliser un crayon et du papier, mais par la suite un logiciel est utile pour faire quelque chose de propre, archivable et transmissible par mél.

Pour faire des arbres (cartes heuristiques) :

  • La solution idéale à mon avis est Freeplane : C’est un logiciel libre téléchargeable ici. Il est totalement compatible avec Freemind dont il est issu.
    • En édition, l’utilisation de Freeplane/Freemind est triviale
    • En présentation, on peut ouvrir et fermer les arborescences en cliquant sur les bulles

Autres solutions :

  • Xmind est un logiciel non libre, mais la version gratuite permet de faire des cartes plus riches (noeuds isolés, présentation) et plus variées (ishikawa, organigramme) que Freemind. Par contre, il est plus lourd/lent.

Pour faire des graphes (schémas conceptuels):

Voici un tutoriel pour utiliser VUE, par Ghislaine Para.

  • En édition, l’utilisation de VUE est assez facile (pensez à utiliser fenêtres/palette de format)
  • En présentation
    • les grosses cartes sont souvent difficiles à voir au vidéoprojecteur. On obtient rapidement de bons résultats avec trois manipulations à faire juste avant la présentation dans cet ordre : F11 (plein écran), ctr-maj-0 (zoome toute la carte), alt-Z (zoome la boite sur laquelle on passe la souris). Ou View/full screen + View/fit in + View/auto zoom
    • un peu plus délicate, l’utilisation de la fonction plier/déplier (pruning) comme indiqué ici

Exemples de Cartes :

Quelques cartes mentales du cours « les fondamentaux de la gestion de projet »

Mind map du cours « Animation d’équipe-projet et motivation »

  • Par Pierre Bonneau en pdf et éditable au format VUE,
  • Par Mathieu de Carolis en pdf et au format VUE,

En analyse fonctionnelle :

Exemples de mind maps :

Management d’Equipe Projet

Le cours

Un projet, c’est avant tout une équipe qui travaille à la réalisation d’objectifs communs, une équipe faite de personnalités différentes chacune experte de son domaine, une équipe sur laquelle le chef de projet n’a pas toujours de pouvoir hiérarchique, une équipe qui doit mettre en oeuvre des changements et qui rencontre parfois des résistances.

Aussi, cette formation est consacrée à la dimension humaine des projets, ou comment animer efficacement votre équipe !

 

Cette formation est proposé par Stéphanie DELPEYROUX, Professeur Agrégé en Economie et Gestion, formatrice d’équipes d’encadrement et chef de projet dans une ancienne vie…

Les quiz de ce cours sont pour l'instant uniquement disponibles sur le MOOC GdP

Introduction

Vidéo 1 – 4mn14s

Etre chef de projet en management transversal

Vidéo 2 – 7mn20s

Les missions du chef de projet

Organisation :

  • Organiser le fonctionnement de l’équipe
  • Gérer la documentation
  • Définir les outils

Technique :

  • Apporter son expertise métier
  • Anticiper les risques techniques

Gestion :

  • Définir les objectifs et les suivre
  • définir la planification
  • fixer le budget
  • suivre le triangle QCD

Humain : ce sont les plus importantes car le projet ne pourra pas se réaliser si les personnes ne sont pas motivées

  • Définir le groupe projet et coordonner le travail de l’équipe IMPORTANT
  • Faciliter la prise de décision pour quelle soit acceptée et mise en oeuvre
  • Animer les réunions
  • Gérer le changement et les conflits éventuels
  • Communiquer auprès des parties prenantes sur les changements et l’avancement du projet

 

La position dans l’organisation

Le Chef de projet a une position particulière et intermédiaire, il est entre la Direction Générale et l'équipe projet ce qui peut poser des contraintes

La direction générale peut parfois :

  • Mettre une pression d’autant plus forte que le projet est stratégique et le produit critique pour l’entreprise
  • Manquer de réalisme sur la faisabilité (délais trop courts, coûts très bas)

L’équipe projet: en général n’est pas affecté à 100% au projet.

  • Arbitrage entre la mission fonctionnelle et le projet :

allocation du temps, intérêts parfois contradictoires management hiérarchique

  • freins, résistances aux changements ;

La Gestion de projets fait plutôt appel à une approche transversale et non hiérarchique (approche traditionnelle du management).

  • Les compétences sont cherchées dans chaque secteur de l’entreprise.

Comparaison entre les deux types de management :

Le manager hiérarchique classiqueLe manager transversal en GDP
  • Gère une équipe, une fonction précise dans l’entreprise au quotidien (logistique, achats …)
  • A une autorité directe sur ses collaborateurs
  • Est spécialiste du domaine
  • Travaille en incertitude faible (actions répétitives)
  • Conduit une équipe issue des différents secteurs vers la réalisation d’un objectif commun à court et à long terme.
  • N’a pas d’autorité directe (ou double autorité en structure matricielle, partagée avec le manager hiérarchique)
  • Ne peut pas être spécialiste de tous les champs abordés par le projet
  • Travaille en incertitude forte, sur des projets à long terme

 

Les formes de pouvoir selon Max Weber, sociologue des organisations

Max Weber a estimé cinq formes de pouvoir

Les pouvoirs liés à la fonctionLes pouvoirs liés à la personne
Le management hiérarchique Le management transversal
Le pouvoir légitime avoir le statut de chefLe pouvoir de compétence (expert)
Le pouvoir de la récompenseLe pouvoir charismatique(lié à la personnalité, qualité interpersonnelle et communication)
Le pouvoir coercitif                      exercer une contrainte

 

Le management transversal
Difficultés Avantages
Ne pas être spécialiste de l’ensemble des domaines. Faciliter la réalisation du projet, être plus efficace.
Mobiliser l’équipe sans pouvoir hiérarchique. Impliquer, motiver les membres de l’équipe pour le projet.
Gérer les résistances au changement, les conflits. Permettre une circulation de l’information plus fluide.
Concilier les intérêts différents, des cultures différentes (commerciale et technique par ex.). Savoir mieux travailler ensemble.

Passer de l’un à l’autre est possible grâce à la qualité du management humain.

Conclusion

Chef de projet : un rôle multi-facette et tient un rôle particulier dans l’entreprise.

Un bon chef de projet est un bon manager d’équipe.

La dimension humaine est essentielle pour réussir un projet

Questions
  • Parmi les 4 dimensions du rôle de chef de projet, identifiez celle qui vous est la plus facile et celles sur lesquelles vous devez travailler ?
  • prenez un projet sur lequel vous travaillez en équipe : quels sont les avantages / inconvénients du mode de management de ce projet (hiérarchique ou transversal) ?

S'affirmer comme chef de projet

Vidéo 3 - 8mn33s

Qu’est-ce que c’est un leadership?

Qu’est-ce que c’est un leadership? dans l’encadrement d’une équipe
Définition : le leadership, c’est la capacité qu’a le chef de projet à exercer une influence dans une équipe, à faire en sorte que les individus réalisent des actions qu’ils n’auraient pas fait seuls sans son intervention.

 

Le chef de projet ayant du leadership est capable de:

  • Donner du sens au travail d’un groupe
  • Motiver par son attitude et la qualité de sa communication
  • Faire les arbitrages ou prendre des décisions acceptées et respectées par le groupe
  • Représenter et défendre le groupe auprès des parties prenantes

Le leadership est exercé différemment en fonction des attitudes révélées par les questions.

Quelques questions?

  1. Le plus important pour réussir est de vous concentrer.

1a. sur les personnes de l’équipe projet

1b. sur le résultat à atteindre

  1. Vous trouvez que le groupe projet est motivé

2A. Par les récompenses et l’intérêt personnel

2B. Par le partage d’une vision commune

 

En fonction des réponses apportées à ces questions, le style de leadership sera différent.

Les styles de leadership

 

Le plus important pour réussir est de se concentrer sur les personnes (1a) ou sur les résultats (1b).

 

Deux sociologues des organisations : Black et Mouton ont travaillé sur les styles de leadership et ont mis en évidence deux axes clés : l’importance accordée aux personnes (1a) et aux résultats (1b). Ils en ont déduit 5 styles différents:

  • Le style “country club” (social) : cherche à développer l’autonomie, loyauté et esprit d’équipe pour plus de motivation.
  • A l’opposé, il y a “le style autocratique” ou “autoritaire” : il se concentre sur les résultats au détriment des personnes. Il commande, prend les décisions et impose le travail à faire.
  • Le style “laisser-faire”: c’est le style à éviter car il n’est appuyé ni sur les personnes ni sur les résultats : il ne dirige pas le travail, évite les conflits, s’appuie sur des routines. C’est à l’opposé de ce que l’on a vu sur la GDP.
  • Au milieu se trouve le ‘style compromis’ : il cherche un équilibre entre l’intérêt pour les personnes et pour le résultat. Il prend en compte les personnes et le résultat.
  • Le style “catalyseur” : s’appuie sur la confiance et le respect mutuel, tout en ayant une exigence élevée pour les résultats.

Pour Black et Mouton, c’est le style catalyseur qui est le plus favorable à l’avancement des projets. C’est celui qui est le plus motivant et efficace.

D’autres chercheurs ont mis en évidence qu’en fonction des circonstances, les styles pouvaient être adaptés.                                                                   

Par exemple,  Le  style autocratique peut être appliqué en cas d’urgence et dans le cadre d’une équipe qui est une équipe débutante.

Le leadership transformationnel

Nous répondons ici à la 2e question : Les formes de motivations au projet, par récompense/intérêt ou vision commune

Si vous considérez que le groupe projet est motivé par :

2A. Par les perspectives de récompenses et les intérêts personnels :

Leadership Transactionnel :

  • Motive par des récompenses qui répondent à l’intérêt personnel.
  • Échanges, négociation.
  • Objectifs clairs, le sujet de l’échange négocié.           
  • Chaîne de commandement directe. (ex primes sur objectifs: le manager hiérarchique offre une récompense).            

2B. Par le partage d’une vision commune, l’atteinte d’un résultat

Leadership Transformationnel

  • Motive par sa vision, son enthousiasme.
  • Est une source d’inspiration en faisant appel à des idéaux  plus élevés : (innovation permanente ou la volonté d’une performance élevée).
  • Provoque le changement par la qualité de ses relations humaines, par sa capacité d’influence et son charisme, sa personnalité.

Le premier chercheur à avoir proposé la distinction entre leadership transactionnel et transformationnel est James McGregor Burns.  Ses travaux ont été repris par Bernard Bass.

Celui ci a définit quatre composantes du leadership transformationnel.

Leadership transformationnel :

  • Charisme : Capacité du leader à déclencher des comportements d’identification et d’imitation, communication claire, capacité à convaincre, une vraie personnalité (on veut ressembler au chef de projet)
  • Motivation inspirante : Le leader emploie des qualités émotionnelles pour influencer les personnes
  • Stimulation intellectuelle : Prise de conscience des problèmes et capacité à les résoudre adoptant de nouvelles approches innovantes (sortir du cadre), être stimulés intellectuellement: innover, sortir du cadre
  • Considération individualisée : le leader montre à chacun une attention particulière individualisée aux personnes.  Le leadership transformationnel sera à l’écoute des besoins de chacun des critères de motivation, ce qui va lui permettre de motiver l’équipe à aller au-delà de ses espérances---de réaliser ce qui semblait impossible au départ.

IL MOTIVE LE GROUPE A ALLER AU-DELÀ DE SES ESPÉRANCES => de réaliser ce qui semblait impossible au départ.

Un exemple de leader transformationnel : Pierre Rémi Bachelet : les Mooc peuvent permettre d’apporter un enseignement de qualité, gratuit, accessible à un grand nombre de personnes.

Développer son leadership

Quelques conseils : en se basant sur l’analyse de Bernard Bass

Charisme  

  1. Parlez un peu plus fort, soyez concis.
  2. Ayez une posture droite, soignez votre apparence.
  3. Souriez, faites preuve d’enthousiasme.

Motivation  inspirante

4. Partagez une vision motivante de l’avenir.

 

5. Soyez aussi exigeant envers vous-même qu’envers votre équipe.

  1. Faites réussir les autres.

Stimulation  intellectuelle

7. Cherchez des solutions plutôt que des coupables.

 

8. Posez des questions au lieu de donner les solutions.

  1. Innovez, sortez du cadre.

Considératio individualisée  

10. Écoutez le dit et le non dit

 

11. Acceptez l’erreur.

12. Observez les progrès, faites des remarques, complimentez.  

Conclusion

2 questions :

  • Le plus important pour réussir est de se concentrer sur les personnes et sur les résultats. Il y a 5 styles de leadership différents.
  • Vous considérez que le groupe projet est motivé par :
    • les perspectives de récompenses et les intérêts personnels (leadership transactionnel)
    • le partage d’une vision commune (leadership transformationnel) : Charisme / Motivation inspirante / Stimulation intellectuelle / Considération individualisée
Réflexions et questions

Les styles de leadership

Identifiez le style des leaders qui vous entourent

Quel style préférez-vous? Pourquoi?

Développer son leadership

A titre personnel, quels sont les trois éléments qui vous aideraient à développer votre leadership.

Quelles actions concrètes pouvez-vous mener dans les deux prochaines semaines pour développer votre leadership ?

Animer l’équipe projet

Vidéo 4 – 6mn27s

Animer l'équipe projet

A - Le rôle du “facilitateur”

  1. Simplifier, aller à l’essentiel ; l’idée est de passer à l’action le plus vite possible (ex : méthode AGILE, une solution transitoire--répondre à 30-50% de la question).
  2. Poser des (bonnes) questions au lieu de donner des solutions ; le chef de projet doit faire avancer les réflexions en s’appuyant sur l’équipe d’experts.
  3. Rester objectif, utiliser les faits de l’argumentation
  4. Accepter de ne pas avoir toutes les bonnes réponses et le faire accepter au groupe projet ; la réponse doit être construite en équipe.
  5. S’assurer que tous participent, distribuer la parole ; doit faire preuve d’empathie et trouver un moyen pour que chacun puisse s’exprimer (recueillir certains avis en dehors de la réunion, ou en proposant cet avis à la discussion lors de la réunion).
  6. Rester maître des réunions : fixer des objectifs, les “règles du jeu” (distribution de la parole,...), gérer les digressions, ne doit pas  monopoliser la parole trop longtemps.

 

  • B - Ambiance de travail

 

  • 1. Travailler avec un respect mutuel, de l’écoute et de l’humour (bonne ambiance -> mais réunion de travail malgré tout)
  • 2. Être positif, enthousiaste, souligner les bénéfices, les résultats, les progrès
  • 3. Chercher des solutions gagnant/gagnant afin que tous soient moteurs dans la mise en oeuvre du projet.
  • 4. Anticiper les objections, préparer les réponses adaptées à l’avance pour éviter à en venir à des situations de blocage ou de conflits.
Poser les bonnes questions

 

Poser les bonnes questions

 

On pense souvent que, pour obtenir des actions des personnes, il faut leur dire ce qu’elles ont à faire. Pourtant, il est bien plus efficace de leur poser des questions, de leur permettre de réfléchir, et d’aboutir ou à la même conclusion que vous, ou à une autre conclusion, construite en équipe, qui sera bien plus pertinente. Et moi, en tant que participante à un projet, si je donne des idées et si je me sens écoutée, j’aurai bien plus envie, ensuite, de les mettre en action.

Il est possible en face-à-face, ou en réunion, de commencer par les questions informatives dont l’objectif est de bien comprendre la situation. On peut s’appuyer sur des faits concrets mais également questionner la personne sur ses opinions en tant qu’expert. Cela permet de désamorcer des résistances qui se seraient exprimées plus tard.

Ensuite, les questions motivantes. Elles sont tournées vers le futur, ciblées sur le problème à résoudre. Et enfin, on peut questionner pour mettre en action.

 

  1. Questions informatives : pour comprendre la situation
    1. Basées sur les faits (les chiffres, actes)
    2. Basées sur les opinions (expert, sentiment)
  2. Questions motivantes : pour donner de l’engagement
    1. Scénario que peut proposer le collaborateur
    2. Tournées vers le futur
    3. Ciblées
  3. Question de mise en action
    1. Aller à l’action
    2. Bienfaits de l’action

L'écoute active

L’écoute active est une des composantes de la considération individualisée. Cette écoute active se voit : dans l’attitude bienveillante, le regard et le sourire. Elle s’entend en ponctuant l’écoute pour montrer que l’on suit le discours en disant « oui », « tout à fait ». Et c’est est particulièrement important au téléphone, car c’est le seul indice qui montre que l’on écoute. Et à la fin, la reformulation permet de montrer que l’on a bien compris et d’enchaîner sur une autre question pour faire avancer la réflexion.

Conseils

Faciliter le travail en groupe

1. Refusez la complexité. Simplifiez

  1. Posez des questions au lieu de donner des solutions.
  2. Assurez que tous puissent s’exprimer librement

Améliorez la satisfaction               

4. Favorisez l’esprit d’équipe

  1. Maintenez les bonnes conditions de travail
  2. Visez l’efficacité, l’utilité, les solutions gagnant-gagnant
Réflexions et questions

En synthèse, l’animation de l’équipe projet passe par l’atmosphère de travail favorable, la facilitation, et l’animation en posant les bonnes questions. Voilà quelques conseils vous permettant d’améliorer vos pratiques personnelles.

 

Lors de votre dernière réunion de travail, pensez-vous que l’animateur a facilité la décision, la réflexion du groupe ? Quels éléments pourrait-il améliorer pour obtenir plus d’engagement des participants ?

 

Vous rencontrez peut-être ou vous avez déjà rencontré des difficultés pour faire avancer un travail.

Votre réaction a-t-elle été de vouloir convaincre en présentant votre point de vue ou plutôt de poser des questions pour permettre de faire évoluer le point de vue du groupe ?

 

Préparez trois questions utiles dans cette situation : une question informative pour bien clarifier la situation, une question motivante invitant à proposer des changements est une question de mise en action.

Motiver à agir

Vidéo 5 –4mn30s

Motiver à agir
La motivation arrive quand on a un écart entre l’état actuel de la personne et l’état qu’elle désire. Cet écart va créer une tension psychologique, une frustration qui va la pousser à l’action.   Trois  approches pour générer de la motivation :  
  1. Par la stimulation
=> approche externe (environnement) approche taylorienne : paiement aux pièces  
  1.   Par les besoins  (liés à l’individu)
=> processus interne de satisfaction c’est la fameuse pyramide de Maslow :   Selon Maslow, les niveaux inférieurs doivent être remplis pour passer aux niveaux supérieurs. Les managers vont travailler sur les niveaux d’appartenance et d’estime.  
  • besoins physiologiques : manger, dormir
  • sécurité
  • appartenance : esprit de groupe
  • estime : fierté de faire parti d’un groupe de projet
  • réalisation de soi : réaliser un travail d’importance, progresser en termes de statut et de carrière, d’apprendre
  Si Maslow dit qu’il fallait d’abord travailler sur les niveaux inférieurs puis sur les niveaux supérieurs,  Clayton Alderfer a démontré que ces niveaux pouvaient être regroupés en 3 catégories et qu’il est possible de travailler en même temps sur les 3 catégories pour améliorer la motivation.    
  • Existence
  • Sociabilité
  • croissance
   
Motiver par les critères
=>critère (sens donné à l’engagement. pour quoi ? au lieu de pourquoi ?) + contexte   (Pour quoi la personne travaille? pour en obtenir quels bénéfices ? )   Pour la motiver il faut créer le contexte approprié pour qu’elle puisse effectivement réaliser le critère.
  • penser non pas en termes de causes (pourquoi ?) mais de buts (pour quoi ?) sur la base des critères adoptés par l’individu.
  C’est au manager de prendre en compte ces différents critères et d’agir pour chaque individu à créer le contexte favorable. Liste des critères : motivation par les critères : liste
10 conseils pour motiver à agir
Facilitez le travail en groupe 1. Refusez la complexité. Simplifiez
  1.             Posez des questions au lieu de donner des solutions.
  2.             Assurez que tous puissent s’exprimer librement
  Améliorez la satisfaction 4. Favorisez l’esprit d’équipe
  1.             Maintenez les bonnes conditions de travail
  2.             Visez l’efficacité, l’utilité, les solutions gagnant-gagnant
  Motivez à agir

7. Responsabilisez les personnes, demandez les solutions

  1. Prêtez attention aux trois dimensions: existence,sociabilité, croissance.
  2. Identifiez les critères individuels et créez le contexte approprié
  3. Récompensez!
Questions et réflexions
Facilitez le travail du groupe

Lors de la dernière réunion de travail à laquelle vous avez assisté, l’animateur a-t-il été facilitateur?

Quels éléments peut-il améliorer pour obtenir plus d’engagement des participants?

  Motivez à agir

Reprenez la liste des critères

Quels sont ceux qui vous motivent personnellement?

En quoi votre contexte actuel répond-il ou non à ces critères?

Etudes de cas

Vidéo 6 – 6mn00s

Etude de cas 1

1 Dama est très satisfait du travail de l’une des personnes de son équipe

Elle restée tard hier, pour préparer la réunion d’aujourd’hui mais en tant que manager transversal, Dama n’a pas de pouvoir de récompense alors que faire pour maintenir la motivation de cette personne ?

 

Que feriez-vous à la place de Dama ?
Une des clés du leadership est la considération individualisée. Voilà ce qu’il faut pour maintenir la motivation de ce collaborateur. D’abord voir l’effort. On considère souvent qu’il est normal de bien faire son travail et donc on ne le remarque pas. Avoir de la considération individualisée, c’est voir qu’une personne s’est dépassé, qu’elle a fait un effort supplémentaire, qu’elle a fait des progrès. Et pour récompenser la personne, on peut passer par des remerciements, plutôt en tête-à-tête, pour ne pas la mettre en porte à faux face aux autres membres de l’équipe. Dire en public, regardez comme untel a bien fait, c’est implicitement, dire que les autres ne font pas aussi bien… Et cela peut mettre mal à l’aise les uns et les autres. Il est aussi intéressant de confier des missions à plus forte valeur ajoutée. Bref, de faire preuve de considération individualisée.

 

Etude de cas 2

2 l’équipe de Lucas traîne les pieds pour se rendre en réunion

Elle démarre toujours avec 10 minutes de retard. Certains participants ne viennent pas sans s’excuser au préalable ce qui fait que des points à l’ordre du jour ne peuvent pas être traités, en leur absence.   Que feriez-vous à la place Lucas ? D’abord, identifier la cause de savoir pourquoi son équipe n’est plus motivée. S’agit-il des réunions en tant que telles ou s’agit-il plus largement de la motivation pour le projet qui est en berne.   => Les réunions : des réunions qui démarrent en retard, dont on ne peut pas traiter l’ordre du jour à cause de l’absence de certains, bref, où l’on perd son temps… Ce n’est pas bon pour la motivation. Lucas doit fixer les règles du jeu : les modalités de participation aux réunions, la nécessité de prévenir de son absence… Il pourra aussi favoriser une ambiance de travail positive pour que les personnes aient envie de venir. Et c’est à Lucas de recentrer les débats pour assurer l’atteinte des objectifs fixés à l’ordre du jour.   => la motivation pour le projet : Lucas peut davantage communiquer sur la vision, les bénéfices attendus par le projet, et apporter une considération individuelle à chacun pour pouvoir bien identifier les critères de motivation.
Etude de cas 3

3 L’équipe de Fabio travaille sur des problèmes très complexes.

Les solutions trouvées sont toujours partielles, et ne permettent pas de répondre aux objectifs attendus. Voilà maintenant un mois que l’équipe bloquée et n’avance plus.   Que feriez-vous à la place de Fabio ?   Le premier conseil est de simplifier revenir à l’objectif essentiel et de choisir une solution qui permet d’y répondre rapidement, même partiellement et d’agir vite : mieux vaut résoudre 50 % du problème tout de suite, que de parler indéfiniment d’un idéal à 100 % impossible à atteindre. La complexité survient lorsque l’on imagine tout ce qui pourrait arriver, que l’on émet des suppositions ou que l’on cherche à gérer toutes les exceptions. Fabio peut recentrer la réflexion sur les faits concrets, des situations réelles et non hypothétiques. Et enfin, si on ne trouve pas de solution traditionnelle au problème c’est qu’il faut peut-être imaginer une solution toute autre, innover et sortir du cadre. Voilà un beau défi pour motiver une équipe.
Etude de cas 4

4 Sarah craint de ne pas être crédible face à sa toute première équipe projet.

  => travailler le leadership : développer son charisme la confiance en soi, à la fois dans l’attitude et dans le discours. Pouvoir inspirer cette équipe par sa vision et son enthousiasme, stimuler la créativité de l’équipe en posant des questions et en lançant des défis, et enfin faire preuve de considération pour chacune des personnes afin de connaître les leviers de motivation, reconnaître les expertises, bref, faire avancer le projet.   Avant de terminer cette formation, vous pouvez identifier le personnage dont vous vous sentez le plus proche et quels conseils pourraient vous être utiles. Quelles actions pouvez-vous mettre en œuvre dès maintenant, pour progresser dans le management de votre équipe projet ?

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

Les licences varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Téléchargement des vidéos

Management de projets les diapositives (pdf et ppt)

Introduction -Vidéo 5’20 (24Mo)

Chapitre 1 : Etre chef de projet en management transversal   -   Vidéo  7’20 (35Mo)

Chapitre 2 : S’affirmer en tant que chef de projet -Vidéo 8’33 (40Mo)

Chapitre 3 : Animer l’équipe projet      - Vidéo 6’27 (34Mo)

Chapitre 4 : Motiver l’équipe projet   -   Vidéo 4’30 (16Mo)

Etudes de cas - Vidéo 6’00 (22Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos, avec les diapositives (171 Mo). Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Modèles

Cette page regroupe les fiches pratiques correspondant à mes cours de Gestion de projet.

Animation des réunions

Modèle de compte-rendu de réunion

Voici une trame de compte-rendu basique pour la gestion de projet et les réunions en général. Idéalement, un compte -rendu est :

  1. partagé avant la réunion pour fixer l’ordre du jour
  2. complété pendant la réunion par les participants qui sont connectés à Internet. Soit tout le monde écrit dessus, soit seul le secrétaire écrit et les autres insèrent des annotations (sélectionner le texte sur lequel vous avez une remarque et clic droit) sur chaque point..
  3. lorsque le CR est finalisé et le tableau avec le travail de chacun distribué (cf. la todo list ci-dessous), on utilise fichier/envoyer un e-mail pour demander de faire des remarques sous deux jours maximum.

Egalement disponible en format Freemind. Et pour finir, un exemple de mind map d’organisation d’équipe de projet (en ligne sur mindmeister).

Check-list : efficacité d'une réunion

Permet de faire le bilan de l'organisation d'une réunion. Si le compte-rendu de réunion n'est pas en cours de rédaction sur un google doc pendant celle-ci, je prend l'initiative de partager celui-ci avec les participants pendant la réunion. Je ne change pas le corps du texte, mais j'ajoute mes annotations sur chaque point.

Correspond aux chapitres 1 et 2 du cours outils de projet (en vidéo : cours de gestion de projet)

Organisation et priorisation

Fiche de définition de projet

Finalités du projet - Contexte - Résultats attendus - Vérification préliminaire - Objectif SMART - Principaux risques - Moyens et ressources - Savoirs à mettre en oeuvre - Membres de l’équipe - Règles de fonctionnement de l’équipe

Cette fiche est présentée dans le chapitre IV de l'essentiel de la gestion de projet.

Exemple de Todo List

En phase de démarrage d’un projet, il est nécessaire de répartir le travail de manière simple et efficace, puis de suivre sa réalisation. C'est ce que ce tableau, à partager entre les membre de l'équipe et que chacun doit mettre à jour permet de faire.

Tableau de Gestion des risques d'un projet

Ce tableau suit la phase d'identification des risques en établissant une grille des risques avec des veilles ciblées. Accompagne le cours "Démarche de gestion et plan de prévention des risques"  (en vidéo : cours de gestion des risques).

Impact et valorisation de projet

Cette fiche est destinée à guider l'étude d'impact et à améliorer la valorisation d'un projet. Elle utilise le système d'indicateurs calibrés présenté dans le cours évaluation de projet.

Modèle de matrice PME

.. est un outil d'auto-évaluation des équipes diapos de présentationpublication en congrès. Pour votre utilisation, voici une matrice pme prête à l'usage (version jusqu'à 10 équipiers). Pour vos remarques, suggestions, feedback...  La méthode du sandwich : une formation rapide pour savoir comment formuler vos commentaires en évaluation par les pairs.

Analyse fonctionnelle et cahier des charges

Cahier des charges fonctionnel

Cahier des charges fonctionnel prêt à l’usage

Ce document permet de « cadrer le projet », puis de réaliser une analyse fonctionnelle. Il est également prêt pour le « versionning » : les versions successives sont annotées et approuvées par le client, qui valide ainsi ce qui est attendu du projet.

Diagramme fonctionnel

Diagramme fonctionnel utilisable en ligne

Un diagramme d'environnement au format LucidChart, il permet d'établir une analyse fonctionnelle pour une ou plusieurs situations de vie du système que l'on souhaite concevoir.

Vous pouvez également retrouver ces fiches dans les modèles de google documents

Mind mapping et carte conceptuelle

Les bases du mind mapping

Introduction : cartes conceptuelles et mind maps : pourquoi faire ?

Commencez par l'essentiel et apprenez à élaborer votre première carte. Distinguez mindmap et carte conceptuelle : ce n'est pas la même chose !

Animer un Brainstorming

Animer un Brainstorming

Comment organiser une session de créativité en équipe : de la constitution de l'équipe jusqu'au consensus sur la meilleure idée

MANAGEMENT VISUEL DE PROJET

MANAGEMENT VISUEL DE PROJET

Un module complet de formation proposé par Pierre Mongin : méthode des 4C, Kanban, Matrice de Porter, mise en oeuvre de CmapTools...

Management de la créativité

Management de la créativité Quelles pratiques de management pour augmenter la créativité en entreprise ? Découvrez SCAMPER, les critères PNI...

EVALUER UNE CARTE CONCEPTUELLE

EVALUER UNE CARTE CONCEPTUELLE?

Des conseils, un guide, des exemples et des liens vers les logiciels utiles !

Des exemples de cartes mises au point par la communauté (ajoutez les vôtres !)

cc01

cc02

cc03

Méthode de résolution de problème

La formation

Bienvenue dans notre cours de résolution de problème 

Objectifs de cette formation :

  1. Maîtriser des outils : le QQOQCP, les feuilles de relevé, le diagramme causes-effet, le brainstorming…
  2. Travailler méthodiquement et avec rigueur : Notamment, savoir « verrouiller » chaque étape
  3. Pouvoir animer un groupe de résolution de problèmes : Conseils pratiques

Voici notre document de prise de notes partagées associé à ce cours.

Résolution de problème : objectifs de cette formation

Vidéo Objectif formation démarche de résolution de problème

 

Notes : Les objectifs

Objectifs

Les objectifs de ce cours sont:

  • maîtriser les outils (QQOQCP, feuilles de relevé, brainstorming, diagramme cause-effet,..);
  • travailler avec méthode et rigueur; verrouillage des étapes
  • savoir animer un groupe de résolution de problème.
Le processus

Processus de résolution de problèmes

Processus de résolution de problèmes

La méthode de résolution de problème permet de définir et d’apporter une solution à un problème donné. Elle se déroule en quatre étapes:

  1. Cadrage : relever les différents problèmes, les prioriser, en sélectionner un, essayer de le comprendre, définir le problème avec fixation des objectifs.
  2. Analyse : remonter aux causes (un problème ne peut être réglé sans en connaître la cause)
  3. Solution : si on travaille bien on trouve plusieurs solutions et il faudra choisir la meilleure (plus délicat de choisir la solution)
  4. Action : appliquer la solution : Implantation, Suivi, Évaluation, Capitalisation (généraliser  les bonnes pratiques et ne pas retomber dans les mauvaises habitudes)

Ce cycle n’est pas monolithique, on peut le parcourir plusieurs fois, mais il demande de la rigueur et de la méthode.

Les phases

Les 4 phases du processus

de la Méthode de résolution de problème (MRP)

 Méthode de résolution de problème

Caractériser et définir le problème 

DÉFINIR LE PROBLÈME : Phase 1 - LE CADRAGE

Il est conseillé d’aller voir également les vidéo « QQOQCP » sur ce site ainsi que « Collecte et visualisation de données » et « priorisation ».

Notes : DEFINIR LE PROBLEME

Objectifs

Objectifs

La pire chose qui puisse arriver, c’est de tirer des conclusions hâtives (jumping conclusion), sans avoir cerné le vrai problème. La définition de problème intervient dans la phase de cadrage. Elle doit permettre de :

  1. Comprendre la situation → rassembler toutes les informations nécessaires
  2. Sélectionner (prioriser) LE problème pertinent parmi tout ce qui ne va pas, celui qu’on doit résoudre en premier afin d’avoir tout de suite le maximum de résultats.
  3. Définir des objectifs (la phase de cadrage ne résout pas ce qui ne va pas mais fixe des objectifs) → important de savoir à la fin de cette phase ce que l’on attend comme résultats, le budget à mobiliser, etc.
Outils

Les Outils

Les outils  de la résolution de problème

1- Définir : Q  Q  O  Q  C  P                                     4- Q  Q  O  Q C  C  P

Se référer à :

avant de poursuivre.

Livrables

Livrables

Livrables

Organisez une réunion de démarrage qui va permettre de présenter :

  • une synthèse de ce qu’on a trouvé grâce au QQOQCCP, au système de collecte et de représentation de données et finalement au Pareto qui a permis de prioriser.

Cette synthèse amène à formuler :

  • des objectifs (CAMERA / SMART), camera = cadré, approuvé, mesurable, échéance, réaliste mais ambitieux; smart = Specific, Measurable, Attainable, Relevant, Time-bound.
  • des indicateurs mesurables en fin d’action, pour montrer qu’on a réussi à atteindre les objectifs (cf site de cours : module de formation à l’évaluation de projets)
  • une fois qu’on a défini le problème, obtenir des moyens → il va falloir pouvoir déclencher la décision donnant des moyens et un financement (“go”).
  • Conseils pratiques

Vérifier que les objectifs sont CAMERA/SMART (Daté, Réalistes, Clairs et Négociés  (cf outils d’organisation de projet).

Paradoxe : il faut fixer les objectifs, demander un budget mais on ne connaît pas la solution vu que le but est de la trouver !!!

 

 

Qui intégrer dans l’équipe ou la décision ?

Pour ne pas se tromper de problème et fixer une cible réaliste...

...des personnes ayant bcp d’expérience (décideurs) et une vision assez large pour trouver, non pas le bon chemin à suivre, mais le bon de problème

Pour ne pas se trouver à court de supports ou de moyens par la suite….

...le client, le financeur (besoin de son approbation)

La recherche des causes

Vidéo La recherche des causes

Juste après ou juste avant cette étape, il est conseillé d’aller voir la vidéo « Priorisation et Pareto » sur ce site                 

Notes : Recherche des causes / Analyse

Objectif

Facteur important : la rigueur.

Dans la phase d’analyse, comprendre ce qui ne va pas. Attention à ne pas chercher des solutions. On recherche des causes.

Une fois qu’on a identifié un problème, comment retrouver sa cause, comment remonter à son origine ? Le principe est de rechercher l’origine d’un problème. La cause racine. On recherche toutes les causes possibles d’un problème et ensuite on remonte aux causes principales de ce problème.

Objectif

Remonter aux origines d’un problème, sans penser en termes de solution. Le but est de comprendre ce qui ne va pas (la cause racine/principale), de manière exhaustive.

  • Les outils d’investigation.
  1. Recherche des causes :

Étendre le champ des possibles par un Brainstorming avec un groupe bien constitué

Établir une carte heuristique (mindmapping) (heuristique : art de découvrir les choses) cf site

  1. Une fois qu’on a trouvé toutes les causes possibles, il faut identifier les origines du problèmes. Trois démarches sont présentées dans le cours :
  • Diagramme de causes-effet (appelé aussi diagramme d’Ishikawa, Fishbone diagram, diagramme 5M/6M)
  • La méthode des 5P ou 5 pourquoi : elle vise a trouver la cause racine,
  • L’arbre des causes pour les cas complexes et les accidents
  1. Formuler des hypothèses (cf site) :

Recueil de données, d’hypothèses

  1.  Présenter les causes (réunion récapitulative) :
  • Causes directes (profondes)
  • Causes indirectes (latentes)

     

Livrables
  • Livrables

On parle de données scientifiques et rigoureuses.

3 grandes catégories :

  • Preuves : démontrant que les données sont scientifiques et rigoureuses
  • Veiller à conduire une analyse exhaustive, sans rien oublier pour trouver les vraies causes, et non les symptômes
  • Connaissance “actionnable” : les causes doivent être utiles, on doit pouvoir agir dessus. (cf cours d’analyse stratégique, notamment avec la notion de zone d’incertitude).

On ne pense pas aux solutions tout de suite mais s’il y a urgence, une action corrective immédiate est nécessaire pour arrêter les dégâts. On pare au plus urgent. On appelle cela le mode dégradé “en attendant” - mais attention aux solutions palliatives “bricolées permanentes”

Conseils pratiques

Conseils pratiques pour connaître les causes

  • Essayer de reproduire le défaut. Si on y parvient, c’est qu’on l’a compris. Par contre, si on n’y arrive pas, c’est plus embêtant...
  • Souvent pour identifier les causes, on est loin du terrain.

=>  Diagnostic visuel : aller sur place pour rassembler un maximum d’informations, prélever des échantillons, prendre des photos, se rendre sur place, envoyé quelqu’un pour avoir photos...

  • Autres outils :
  • Apporter des preuves “speak with data” : prendre de la hauteur et avoir des modèles, des théories en complément de l’observation (permet de gagner en temps et en efficacité)
  • Susciter la confiance des informateurs : obtenir la vérité en sécurisant/rassurant les informateurs. Trouver la cause ne veut pas dire “punir” ou “chercher un bouc émissaire”
  • Qui inclure dans l’équipe pour faire de la recherche de cause ?

→ Pour ne pas faire d’erreurs dans l’analyse, ou se faire “balader” : des responsables ayant des connaissances suffisantes (experts et/ou ingénieurs), qui creuseront suffisamment pour arriver à la racine du problème.

→ Des profils variés avec une pratique concrète (“acteurs de terrain”, pragmatique) pour avoir divers points de vue concrets. Il ne faut pas être mono-disciplinaire

→ Des personnalités tenaces, qui ne “lâchent pas le morceau” pour aller jusqu’au bout de l’enquête.

Trouver les solutions

Vidéo Diagramme d'Ishiwawa

Outil associé à cette étape « Diagramme d'Ishiwawa »                           

Notes : Diagramme de cause à effet - Ishikawa

Démarches et principe

Une fois un problème identifié comment remonter à sa cause à son origine, Pour cela, trois démarches proposées :

  • Diagramme cause-effet, également appelé diagramme d’Ishikawa, 5M ou 6M
  • Méthode des “5 pourquoi”, qui vise à retrouver la cause racine
  • Méthode de l’arbre des causes, pour les cas complexes et les accidents

Introduit par Kaoru Ishikawa, universitaire et ingénieur japonnais ayant mis en place durant les années 60 cette méthodologie et d’autres outils de qualité, appliqués aux chantiers navals de Kawasaki.

Le diagramme d’Ishikawa est également appelé : diagramme de causes à effet, 6M, Fishbone diagram, …

Principe : A partir d’un effet connu, on cherche à identifier les grandes catégories de causes que l’on peut incriminer. Il en existe 6 ⇒ “diagramme des 6M”.

  • Matière : tout ce qui concerne les inputs du processus (changement de la qualité de la matière première, variations de voltage, tout ce qui rentre et est consommé par le processus etc.)
  • Machines : moyens techniques utilisés, tout ce qui permet la production mais qui n’est pas consommé dans celle-ci comme pour la matière (ordinateur ralenti par un virus, réseau informatique en panne, machine-outil que ne peut pas usiner à la tolérance requise, des camions trop petits, etc.)
  • Milieu : environnement (météo, canicule déréglant les machines, conditions de circulation, bouchons routiers, information importante non communiquée par un partenaire extérieur/client, etc.)
  • Main-d’oeuvre/Management : facteurs humains (non formation d’un opérateur, mauvaise qualification, sabotage, manque de communication, qqn n’a pas fait son travail, démotivation, salaires impayés, etc.)
  • Méthodes : processus utilisés, manière dont ils ont été conçus (erreur de conception, erreur de planning, temps de cuisson trop long, chariot mal conçu, pas assez d’espace de stockage, mauvais planning de livraison, etc.)
  • Mesure : Travaille-t-on à partir d’informations fiables ?

un peu le principe de GIGO (mauvais diagnostic car mauvaises mesures);

p.e. on a diagnostiqué un problème à partir de fiches de non-conformité; ces fiches étaient-elles bien remplies? certaines ont-elles été perdues ? On a fait un calcul de prix de revient à partir d’une base de données des pièces consommées. Finalement, les motifs de sorties des pièces du magasin sont-ils bien renseignés par le magasinier ou bien a-t-il rempli un peu n’importe comment pour gagner du temps ? si on fait une mesure avec un voltmètre, ce dernier est-il bien étalonné?

Fishbone Diagram

En anglais → Fishbone Diagram, dont les 6 M sont :

  • Machine
  • Methods
  • Materials
  • Mother Nature
  • Man, Management
  • Measurement

A la base, il y avait 5 “M”, la mesure ayant été introduite plus tard.

Mais il y a également une autre variante, les 7M, ajoutant “Money”. Toutefois, l’argent n’est pas un facteur causal direct, il influe sur les autres facteurs (Primes → Motivation, Investissement faible → matériel/matière première de mauvaise qualité, etc.)

Méthode des “5 Pourquoi”

La méthode des “5 Pourquoi” : système permettant de remonter à la cause racine. Elle commence par l’énoncé d’un problème.

Problème ⇒ Ma voiture ne démarre pas...

  1. Pourquoi ? : La batterie est déchargée…
  2. Pourquoi ? : … parce que l’alternateur ne fonctionne pas…
  3. Pourquoi ? : … parce que la courroie est cassée…
  4. Pourquoi ? : … parce que la courroie était usée…
  5. Pourquoi ? : … parce que je n’ai pas respecté le manuel d’entretien.

On parle des 5 pourquoi mais il peut y en avoir plus, jusqu’à ce qu’on ait trouvé la cause racine, celle qui va permettre de résoudre le problème sur le long terme. On parle aussi de cause latente.

Lorsqu’on est confronté à des causes complexes, les 6M d’Ishikawa et les 5P ne sont pas suffisants.

L’arbre des Causes

Que fait-on lorsque les causes sont complexes ?

L’arbre des Causes :

Pour découvrir toutes les raisons d’un effet observé, dont les causes sont complexes :

  • Postulat : il n’existe pas de cause simple et unique derrière le problème. Ce qui est important est la combinaison des différents facteurs
  • Arbre des causes “ex-post” (souvent utilisé en accidentologie p.e.  après un accident). Ce qu’on découvre est souvent plus complexe que ce qu’on peut trouver avec les deux premiers outils

Pour bien utiliser un arbre des causes, il y a 3 points de vigilance :

  1. Le recueil des faits doit se faire le plus rapidement possible et sur place (prendre des photos, interroger des gens, garder des échantillons).
  2. Travailler méthodiquement en listant les faits inhabituels car en général c’est de là que viennent les accidents
  3. Se baser sur des éléments concrets, précis, avérés (pas sur des opinions, jugements ou interprétations)

Les causes sont alors classées en :

  1. Primaires/directes : à la source du déclenchement du problème
  2. Secondaires/indirectes/latentes/racines :

→ le but étant de trouver les actions correctives appropriées (car il y en a souvent plusieurs)

Exemple d’un arbre des causes :

Mr X s’est coupé la main.

Questions à se poser : “Qu’a-t-il fallu pour cela?” “Chaque cause était-elle suffisante en elle-même ou y en avait-il plusieurs ? “

Ici, il en fallu 3 (on en profite pour utiliser les 6M):

  • que la personne utilise un couteau électrique (Machine)
  • qu’elle travaille au poste de découpe des volailles (Milieu)
  • que l’animal soit glissant (Matière)

Ensuite, on étudie à nouveau chacune des branches de l’arbre.

P.E. “pour qu’il utilise un couteau, qu’a-t-il fallu ?”

  • que la machine à découper soit en panne (Machine)
  • qu’il y ait une commande urgente d’un client à préparer (Milieu)

On obtient ainsi tout un arbre de causes :

arbre de causes

Recherche des solutions

Recherche des solutions

  1. Rechercher TOUTES les solutions possibles
  2. Sélectionner une solution ou une série de solutions à mettre en place
Les outils : trouver et lister toutes les solutions possibles.
  1. Usage du brainstorming pour trouver toutes les solutions. Lister toutes les solutions
  2. Ensuite, il va falloir faire des choix et donc classer les solutions (scoring) (se reporter à la dernière partie du cours sur le brainstorming, phase de sélection des meilleures idées qui consiste à trouver des critères et une méthode pour sélectionner les meilleures idées).
  3. Enfin, on entre dans une gestion de projet classique. Il va falloir présenter les objectifs et rassembler les moyens. On parle ici d’une étude de faisabilité.

Recherche des solutions

Les livrables :
  • Un plan d’action, vérifiant la faisabilité du projet (définir les moyens nécessaires : temps, argent, personnes, compétences, etc.)
  • avoir des Indicateurs calibrés et mesurables permettant de valider le succès puis de le pérenniser (faire du monitoring pour éviter la résurgence du problème ou des mauvaises habitudes).
Qui inclure dans l’équipe ?
  • Ceux qui vont coordonner et réaliser le projet
  • Ceux qui vont bénéficier de son succès ou l’utiliser au quotidien

Connaissez vous TRIZ la théorie de résolution des problèmes inventifs ?

(Altshuller, G.S. (1984). Creativity as an exact science. The theory of the solution of inventive problems. Translated by Anthony Williams. Gordon and Breach Science Publishers. Original version in russian, 1979.)

Mettre en place les solutions

Vidéo Mettre en place les solutio

 

Notes : action mise en place des solutions choisies

Action mise en place des solutions choisies

C’est l’implantation

Les différentes  étapes :

  1. Mettre en place des actions décidées (du plan d’action) = c’est de la gestion de projet
  2. Obtenir, valider et pérenniser les résultats (Capitalisation)
Outils :

Ce sont les outils de gestion de projet, à adapter à la taille et aux besoins du projet

Les différentes  étapes

Livrables :
  • La résolution du problème

(totalement ou partiellement) : il faut obtenir rapidement les premiers succès pour instaurer une dynamique de groupe

  • Vérifier que les résultats sont atteints en évaluant les impacts du projet (cf module Evaluation impact des projets)

(on peut faire une nouvelle collecte de données).

  • Communiquer :
  • rendre des comptes au financeur (écart prévu/réalisé),
  • justifier les dépenses (produire les preuves comptables, etc.).
  • faire du management visuel (cf lien vers diapos- module), il s’agit d’avoir des tableaux accessibles, faciles à regarder, permettant de faire un suivi et de la communication
  • Verrouiller les résultats

mettre en place une surveillance/ un monitoring : éviter de retomber dans de mauvaises habitudes

  • Capitaliser avant de clore le projet :

avant de dissoudre l’équipe projet, il faut faire une réunion de bilan (réunion “post mortem”), avec envoi d’un doc préalable posant des questions sur ce qui a marché bien ou mal, s’il fallait le refaire, que ferait-on différemment → cela permet d’apprendre et de faire mieux la prochaine fois. 

La documentation est également importante (données, indicateurs, comptes-rendus archivés et accessibles, bien indexés, pour d’autres projets). = On entre dans le KM, knowledge management et la question de l’organisation apprenante : une organisation doit sans cesse mémoriser les choses pour progresser.

  • Valoriser le travail accompli :

féliciter et remercier TOUS les contributeurs, valoriser le travail auprès des autres collaborateurs. journal d’entreprise, petite fête... 

Une carte conceptuelle pour résumer l’ensemble de la formation méthodes de résolution de problème.

Méthodes Résolution Problèmes - Thomas BUDIN

Autre cours : Formation au QQOQCP 

Notes : Quelques autres démarches

quelques autres démarches

A côté de la méthode globale de MRP, les entreprises utilisent des variantes.

p.e. : Méthode CRIMES (très utile sur une chaîne de fabrication par exemple, où  la priorité n’est pas la durabilité mais de relancer la production → une fois l’étape 2 réalisée = MRP classique)

  1. Caractériser la situation (phase 1 de cadrage)
  2. Régler provisoirement
  3. Identifier la cause racine (phase 2 de recherche des causes)
  4. Mener les actions correctives (phase 4 de mise en place des solutions)
  5. Évaluer le résultat
  6. Suivre dans le temps !

Utile sur une chaîne de fabrication / production, car cette méthode va mettre en priorité le redémarrage, le fait de régler provisoirement. Ensuite, on revient dans une procédure MRP classique. On peut reprocher à la méthode CRIMES de ne pas avoir vraiment de phase de recherche de solution.

… mais la méthode la plus connue est la méthode 8D (D comme “Do” = 8 Actions) :

  • D1 : Réunir l’équipe
  • D2 : Définir le problème (avec qqoqcp et collecte de données)
  • D3: Mettre en place des mesures de sécurisation immédiate (recherche d’une première solution rapide)
  • D4 : Recherche des causes de l’apparition du problème
  • D5 : Pourquoi on n’a pas détecté le problème
  • D6 : Mettre en place les actions correctives
  • D7 : Mettre en place des actions préventives
  • D8 : Standardiser et Clôturer

Exemple d’un Formulaire MRP sur cours gestion de projet

Formulaire MRP sur cours gestion de projet

Un des outils : le QQOQCP

le QQOQCP

 

Notes : Définition de problème méthode QQOQCP

Vocation

Vocation :

C’est une démarche méthodique de questionnement

Outil d’animation de réunion →

  • Conduire la phase préalable lorsqu’on est saisi d’un problème
  • C’est une check list qui sert à :
  1. Réfléchir avant d’agir
  2. Rassembler l’équipe “Team building” pour partager de l’information préalablement au travail de groupe (le QQOQCP : est un outil d’animation de réunion)
  3. Rassembler toutes les informations disponibles de façon exhaustive → inventorier aussi ce qu’on ne sait pas.
Origine

Origine :

Du latin : “Quis, Quibus, Ubi, Quibus auxiliis, Cur, Quomodo, Quando”

“Hexamètre mnémotechnique de Quintilien” : figure de rhétorique permettant de déterminer les circonstances d’un crime avant l’instruction criminelle; ce sont les questions que l’enquêteur va se poser lorsqu'il arrive sur place.

Version anglaise : Five Ws du journalisme anglo-saxon : Who did What, Where and When and Why

Formulation / Les questions

Formulation / Les questions :

LettreQuestionSous - questionsExemples
QQui ?De qui, avec qui, pour le compte de qui...Responsable, acteur, sujet, cible, personnes concernées ...
QQuoi ?Quoi, avec quoi, en relation avec quoi...Outil, objet, résultat...
OOù ?Où, par où, venant d’où ...Lieu, déplacement, environnement...
QQuand ?Tous les.., à partir de.., jusqu'à...Date, périodicité, durée...
CComment ?De quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé...Procédure, technique, action, moyens matériel...
PPourquoi ? Pour quoi ?Cause, facteur déclenchant Motif, finalité, objectif Idée générale : les choses existent parce qu’elles ont une raison d’êtreLes causes, la «raison» d'être, objectif...

Source : WIKIPEDIA Du QQOQCP → QQOQCCP

CCombien ?Quelle quantité, valeurs, à quelle dose..Quantités, budget...

On reprend les questions posées précédemment mais on essaie de mesurer : en quelle quantité, quelle durée en secondes, quelles valeurs, quelles doses, quel budget. Ce combien est très important parce qu’il permet d’attaquer avec rigueur un problème. (Cf présentation détaillée de l’outil “collecte de données”). Autre formule mnémotechnique : CQQCOQP

Contextualiser les questions

Contextualiser les questions du QQOQCCP

selon que l’on souhaite :

  • S’accorder sur un problème à traiter → phase de cadrage
  • Poser un diagnostic  → fin de la phase d’analyse
  • Définir les attendus d’un projet à lancer → fin de la phase de solution (qui seront les membres de l’équipe, combien va-t-on leur accorder ?)

Processus de résolution de problèmes L'interprétation des 7 questions sera donc différente selon le contexte

Variantes

Quelques variantes

4 questions déclinées selon 3 modalités

Combinaison des questions en 3X4

 

 

COMMENT ?

COMBIEN ?

POURQUOI ?

QUI ?

   

QUOI ?

   

OÙ ?

   

QUAND ?

   

Un modèle en hexagone à télécharger suivre le lien :         Schéma QQOQCP 

On adapte le QQOQCP selon ses besoins.

Exemple en milieu hospitalier

Exemple en milieu hospitalier

Cahier de laboratoire

2.1 Clarification de la problématique : QQOQCP:

 QQOQCP

 Figure 1 : Clarification de la problématique QQOQCP

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

Elles sont donc gratuites pour votre usage personnel ou dans un cadre 100% bénévole. Pour toute utilisation dans un cadre professionnel ou un cursus universitaire, vous devez obtenir l’autorisation de les utiliser.

Les licences varient de 20€/personne formée (pour les entreprises) à 5€/personne (pour les étudiants des universités publiques), avec une dégressivité selon le nombre d’apprenants.

  • Vous êtes professionnel en formation ou étudiant ? Vérifiez ici que votre organisation est dans la légalité en vous demandant de suivre ce cours.
  • Vous êtes RH ou formateurPrécisez ici vos besoins, nous vous enverrons un devis.

Téléchargements

Les diapos : présentation de l’ensemble de la démarche de résolution de problème en pdf et pptx

  • Introduction du cours (19 Mo)
  • Chapitre 1 : Phase de cadrage (35 Mo)
  • Chapitre 2 : Phase de recherche des causes (56 Mo)
  • Chapitre 3 : Phase de recherche des solutions (23 Mo)
  • Chapitre 4 : Plan de résolution (52 Mo)

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives de la méthodologie et des outils (396 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Gestion des tâches et des risques

Organisation et priorisation

EXEMPLE DE TODO LIST

En phase de démarrage d’un projet, il est nécessaire de répartir le travail de manière simple et efficace, puis de suivre sa réalisation. C’est ce que ce tableau, à partager entre les membre de l’équipe et que chacun doit mettre à jour permet de faire.

CHECK-LIST POUR PREPARER UN POST-MORTEM DE PROJET

Une fiche pour préparer la dernière réunion lors de la phase de clôture d’un projet.

PLAN DE VALORISATION DE PROJET

Cette fiche est destinée à guider l’étude d’impact et à améliorer la valorisation d’un projet. Elle utilise le système d’indicateurs calibrés présenté dans le cours évaluation de projet.

TABLEAU DE GESTION DES RISQUES D’UN PROJET

Ce tableau suit la phase d’identification des risques en établissant une grille des risques avec des veilles ciblées. Accompagne le cours « Démarche de gestion et plan de prévention des risques »  (en vidéo : cours de gestion des risques). Il s'agit ici du modèle simple (format Excel). Une alternative plus sophistiquée est proposée ci-dessous.

L’essentiel des outils d’organisation de projet

Plan du cours

Programme : ce qu'il faut absolument savoir en gestion de projet et outils d'organisation de projet, en 5 chapitres. 

Sur la page cours de gestion de projets, vous pourrez télécharger les originaux des fichiers pptx et pdf de la formation, ainsi que ces vidéos. Enfin, voici notre document de prise de notes partagées, vous pouvez l'améliorer. Dans cette partie, vous apprendrez à :

  • Fixer les objectifs, lister les acteurs d'un projet
  • Animer les réunions
  • Rédiger les compte-rendus
  • Répartir le travail d'équipe à partir d'une todo list
  • Éviter l'effet tunnel

A l'issue de cette formation, vous serez capable de..

Chapitre 1 : clarifier les objectifs

Vidéo Fixer les objectifs, identifier les acteurs

Fixer les objectifs, identifier les acteurs

Avez bien assimilé ce chapitre ? Un Quiz en 6 questions sur ce chapitre 1 : Fixer et négocier les objectifs d’un projet.

Notes : Fixer et négocier les objectifs d’un projet

Avant de se lancer

Avant de se lancer dans la gestion de projet avancée, traiter de l'essentiel :

- définir et négocier des objectifs avec les bonnes personnes

- organiser rapidement une équipe

- formaliser les décisions

- vérifier que les actions sont efficaces.

Seront traités:

  1. le tableau des acteurs d’un projet
  2. la matrice SWOT
  3. le PDCA
  4. le triangle Qualité/Coût/Délais

Sujets traités swot, pdca,

Tableau des acteurs d’un projet

Au démarrage d’un projet, il faut définir les différents acteurs du projet en répondant à la question : Qui négocie les objectifs d’un projet ?

[Rôles] - Ceux qui…

[Désignation] - Sont les…

… demandent, payent, utilisent/récupèrent le résultat ou décident d’arrêter le projet

Client (client solvable), maître d’ouvrage (MOA), commanditaire, bailleur de fonds.

… pilotent le projet

Chef de projet, maître d’œuvre (MOE), directeur, coordinateur de projet...

… réalisent le projet

Équipe projet : acteurs projet (qui travaillent dans l’entreprise sur le projet), prestataires, consultants…

-> principale force de travail du projet !

… sont concernés, par exemple soutiennent ou s’opposent au projet sans y travailler

parrains, parties prenantes (stakeholders), sponsors (Ce sont ceux qui de manière indirecte sont concernés par le projet sans en être les utilisateurs ou les réalisateurs)

Négocier les objectifs d’un projet, c’est discuter avec tous ces acteurs lors de la phase de démarrage.

Voir la formation “Analyse stratégique des projets”, qui traite des dynamiques et des enjeux entre les acteurs : Elle aborde le côté un “politique” des projets et l’interaction entre les acteurs.Cela permet d’anticiper et de gérer le projet tenant compte des réactions des différents acteurs.

Analyse forces-faiblesses

Analyse forces-faiblesses ou matrice FFOM/SWOT

Aide à la définition de l’objectif et à la stratégie du projet. Sert à analyser la pertinence et la cohérence du projet en prenant en compte tous les facteurs. Il s’agit de remplir les 4 cases repérées par les lettres S,W,O et T.

 Éléments positifs (pour atteindre le projet)Éléments négatifs (pour atteindre le projet)
Origine Interne au projet (organisationnelle) Forces S (en anglais Strengths)Faiblesses W (en anglais Weaknesses)
Origine Externe (origine=environnement)Opportunités O (en anglais Opportunities) Menaces T (en anglais Threats)

La matrice SWOT est un modèle élaboré vers 1960 et elle est traitée lors de la 1ère réunion pour faire l’inventaire des différents éléments du projet pour décider de son démarrage ou pas. Il y a lieu de la remettre à jour régulièrement. L’analyse SWOT globale d’une entreprise correspond à la synthèse des SWOT des différents domaines d’activités stratégiques. Pour approfondir: SWOT (méthode d'analyse) L’analyse SWOT: 10 conseils pour la réussir

Voici un exemple d’une analyse SWOT:

analyse Swot Source: Le livre numérique

Cycle d’action

Cycle d’action ou roue de Deming (PDCA)

P = Planifier, D = développer, C = Contrôler, A = Ajuster

PDCA

Le cycle d’action PDCA est une méthode utilisée pour situer les différentes étapes à suivre pour améliorer la qualité dans une organisation.

Cycle d’action ou Roue de Deming (au nom de celui qui a popularisé la méthode en 1950, son inventeur est Walter A. Sheurart) définit que chaque projet a un cycle qui a pour étapes :

  • Préparer - Planifier (en anglais Plan) :  préparer l’action, définir les objectifs, ce qu’il y a à faire
  • Dérouler (réaliser, développer, tester) (en anglais Do) :  mettre en oeuvre
  • Contrôler (en anglais Check) : après la phase de réalisation, pour voir si ce qu’on a obtenu est conforme aux objectifs définis. Vérification et analyse des écarts => degré d’atteinte des objectifs définis à partir d’indicateurs de performance + mesure d’impacts (voir module GDP  “évaluation de projet et études d’impacts”)
  •  Ajuster - Ancrer (en anglais Act) : tirer les leçons avant de définir une nouvelle action. Réagir et capitaliser si possible pour le ré-appliquer. Reboucler sur une nouvelle planification d’action, tirer les leçons de la non atteinte des objectifs avant de planifier une nouvelle action.

 

Exemple de tableau PDCA:

PDCAtableau pdca

Source:Concevoir une fiche de poste basée sur l’approche processus et le PDCA - See more at: http://www.qualiblog.fr/ressources-humaines/concevoir-une-fiche-de-poste-basee-sur-lapproche-processus-et-le-pdca/#sthash.CGilmKSG.dpuf 

Un autre exemple où le projet à traiter est mentionné au centre du PDCA:

PDCA

Qualité-Coûts-Délai

Triangle Qualité-Coûts-Délai

Outil principal pour négocier ou renégocier un objectif en cours de route.

Un projet (livrable) est un compromis entre les 3 éléments (3côtés du triangle) et peut être visualisé par un point dans le triangle.

Qualité coûts délais

 

  • Qualité (en anglais Scope) : spécifications techniques, cahier des charges, exigences : fonctions, fiabilité du livrable, facilité d’utilisation, ergonomie.

! Attention “scope” est différent de “quality”

  • Contraintes de délai (en anglais Time) : début et fin, peuvent entraîner des pénalités de retard si non respecté. date de fin imposée...
  • Coûts (en anglais cost) : toutes les ressources portées au budget (salaires, machines, prototype, prestations externes…)

Un livrable est caractérisé par les 3 éléments:

  • un degré de qualité
  • un délai de finalisation
  • des ressources à mobiliser

Le triangle sert à visualiser l’impact d’une modification d’une des exigences sur les deux autres. Il sert donc à renégocier les objectifs avec le commanditaire. Aller plus vite cela coûte plus cher, ou cela oblige à renoncer à certaines fonctions du projet (qualité).

C’est un outil qualitatif, une métaphore; le chiffrage et le calcul ne sont pas possibles. C’est plutôt un outil de dialogue avec le commanditaire (client ou MOA).

Pratiquons ces outils !

Partageons nos nos PDCA SWOT, tableau des acteurs..

Pour découvrir des PDCA, SWOT et ajouter ceux que vous avez mis au point, rendez-vous maintenant sur  notre communauté [GdP] Partage des PDCA, SWOT, QCD, tableaux des acteurs,...

Chapitre 2 : réunions

Vidéo Les 4 types de réunions

Les 4 types de réunions, leurs participants et leurs objectifs

Quiz en 6 questions du Chapitre 2 : Organiser des réunions efficaces

Notes : Organiser des réunions efficaces

Des réunions utiles

Des réunions utiles

Les réunions sont-elles utiles ? pour prendre conscience de l’impact des réunions on peut en calculer les coûts.

Coût d’une réunion = coût salarial horaires X nombre de participants X durée de la réunion + coût des moyens mobilisés (salle, matériels de présentation, photocopies….)

Il faut donc qu’elles soient efficaces
  1. Trouver le bon moment pour organiser la réunion : fixer une date ni trop tôt ni trop tard dans la conduite du projet
  2. Inviter les bonnes personnes > erreurs possibles : oublier des personnes (experts, décideurs) ou convier des personnes non intéressées par le projet = réunion ratée car sans décision
  3. Préparer la réunion : une réunion est un investissement donc il ne faut pas le faire à la légère > en moyenne 1 heure de réunion = 4 heures de préparation (réservation de la salle, invitation des participants, impression des documents, réalisation du support de présentation, …).
  • 1 ou plusieurs travail/travaux est présenté
  • présentation claire et précise
  1. Dans le déroulé de la réunion, l’animateur doit :

> avant de commencer =

  •  balayer les objectifs :
  • présenter un ordre du jour (liste de tous les points à traiter, classés par ordre d’importance) : traiter le plus important au début pour éviter les questions éludées en fin de réunion par manque de temps.
  • faire un tour de table avec ce que chacun a fait, pour des points complémentaires à aborder (chacun vient pour présenter son travail).
  • rappeler les livrables attendus et des décisions importantes prises la fois précédente (afin d’assurer un suivi).
L’efficacité d’une réunion repose sur deux personnes

1) L’animateur = il organise, gère le temps, ordonne le traitement des sujets. Il est responsable de l’organisation de la réunion et gère le temps lors de la réunion. Responsable de la productivité de la réunion.

2) Le secrétaire = il formalise, rédige ce qui a été décidé et envoie le compte-rendu aux participants de la réunion et aux absents.

Le Compte-rendu doit déboucher sur des objectifs d’actions précis à suivre notamment à travers l’outil très efficace :la ToDo List.

Pour vérifier l’efficacité d’une réunion : voir check-list

Carte conceptuelle efficacité d’une réunion

Types de réunion

Types de réunion

réunion Il existe 4 types de réunion: 1.Réunion technique 2.Réunion de chantier 3.Réunion d’avancement 4.Stand-up meeting

1. Réunion technique
  • Sujets approfondis (problème défini, cf : module “méthodologie résolution de problème”)
  • Participants : membres de l’équipe concernés par le problème (+ experts/consultants, clients).
  • But : travail sur des points précis, résoudre un problème
  • Séquences :  prévoir un ordre du jour, un traitement point par point, objectifs pour la fois suivante.
  • Durée : Seul type de réunion pouvant dépasser 1 heure, car les problèmes énoncés dans l’ODJ doivent trouver des réponses.
2. Réunion de chantier

C’est la réunion où on présente un rapport et on reçoit une évaluation ; (peut se comparer p.e. à la soutenance d’un mémoire)

  • Participants : obligatoirement le chef de projet, parfois l’équipe, les responsables de l’équipe, les encadrants, le client, le comité de pilotage, les décideurs...
  • But : présenter l’essentiel comme l’avancement et les résultats du projet (avancement, retards …)
  • Séquences : prévoir l’ordre du jour, présentation de rapports, questions, (délibérations), bilan.
  • Durée : Jamais plus d’une heure. Ce type de réunion doit être efficace (aller à l’essentiel) et bref.

Le terme de réunion de chantier peut souvent être remplacée “comité de pilotage".

3. Réunion d’avancement
  • Participants : membres de l’équipe projet.
  • But : suivre l’avancement, organisation (planning), traiter les problèmes, entraide entre participants pour motiver les équipes, détecter les blocages
  • Séquences : prévoir un ordre du jour, un traitement point par point, objectifs pour la fois suivante.
  • Durée : Peut excéder 1 heure lorsque nécessaire mais non souhaitable.

4. Stand-up meeting (réunion éclair / informelle/en bref)

  • Principe : rester debout donc très bref
  • Participants : ceux qui sont disponibles.
  • But : point rapide entre membres de l’équipe.
  • Séquences : Chacun répond à trois questions :
  • Qu’ai-je fait depuis la dernière réunion ?
  • Ce que j’ai à faire maintenant ?
  • Les difficultés que j’ai rencontrées ?
  • Durée : très courte car le but est justement d’aller vite (max 20min). Créneau de réunion régulier (ex. à la pause de 10h devant la machine à café).

Toutes les réunions sont suivies d’une trace écrite / d’un compte-rendu dans les 48 heures. Le compte-rendu peut-être plus ou moins détaillé. Lorsque le compte-rendu nécessite la validation de son contenu par les participants de la réunion, il est possible de proposer “l’approbation par défaut”.

Chapitre 3 : compte-rendu

Vidéo conseil pour le compte-rendu

Comment les structurer, conseils pour les faire approuver

Quiz en 6 questions Chapitre 3 : Le compte rendu               

Notes : Le compte-rendu

Contenu

Contenu

Le compte-rendu est une synthèse.

Un modèle de compte-rendu : modèle de compte-rendu 

But = résumé des discussions, des échanges, des décisions prises et des actions lancées.

Certains comptes rendus (CR) sont formalisés notamment pour les conseils d’administration (CA), comité d'entreprise (CE), assemblée générale (AG ordinaires, extraordinaires, d’actionnaires) etc.

Un compte-rendu est une synthèse des discussions, des informations échangées et des décisions prises. La transcription du mot à mot n’est pas interdite mais doit être très rare ou circonstancielle.

Cependant, il existe un type de compte-rendu où l'on note tout ce que l'on dit. Il s’agit des “minutes” : Le secrétaire de ce type de réunion rend les minutes de l’assemblée, ces minutes reprennent la transcription (verbatim) dans l’ordre  de la réunion, on parle aussi de procès verbal.

Contenu d’un compte-rendu de projet :
  • Titre, numérotation
  • Motif / type de réunion
  • date, heure, durée
  • Liste des présents (et des excusés…) et leurs qualités  la mention des excusés permet d’avoir une liste de diffusion exhaustive
  • Adresse de la liste de diffusion (y compris les absents)
  • Ordre du jour (ex : suivi des actions prévues lors de la réunion précédente, point sur …)
  • Informations échangées (information 1, information 2)
  • Remarques / Questions
  • Tableau de synthèse qui reprend les décisions / actions à suivre / Todo list

description

responsable

délai

livrable

validé par

     
     
  • date de réunion suivante
  • annexes : expertise, études

Peut-être en format texte ou sous forme de carte conceptuelle ou heuristique, mind mapping.

Exemple de Compte rendu:

Modèle compte-rendu

Source: https://goo.gl/U9JyMR 

Conseils sur les comptes-rendus (CR)

Conseils sur les comptes-rendus (CR)

Cohérence : Utiliser un modèle simple et standard pour un même projet ou un document unique partagé avec gestion de version (en anglais Versionning). Il s’agit de reprendre le même type de compte-rendu pour toutes les réunions du projet.

Objectifs clairs et détaillés : responsables, livrables à fournir, dates, charge de travail.

Suivi : compte-rendu commence par le suivi du compte-rendu précédent et les objectifs définis alors. Ajuster par rapport au plan d’action précédent ; le PDCA est un bon outil pour cela.

Simplicité : enchaîner les comptes-rendus les uns à la suite des autres, sur un même document partagé. Permet la saisie en live + les commentaires/questions des  participants.

Rapidité d’action : le compte-rendu doit être fait et envoyé sous 48h. Idéalement le faire en même temps que la réunion. S’il faut gagner du temps, on peut choisir de demander l’approbation par défaut pour permettre la validation du compte-rendu.

Différents modèles sont possibles. (cf fiches pratiques de gestion de projet)

mind map pour CR

Chapitre 4 : Cadrer un projet

Vidéo organisation et todo list

 L’organisation du travail et la todo list

Questionnaire : comment gérer la phase de démarrage d’un projet.

Notes : Gérer la phase de démarrage

Au préalable

Au préalable : cadrage précis QQOQCP et analyse SWOT

La phase de démarrage du projet repose sur 3 outils de base qui sont :

  1. la méthode SMART
  2. la fiche de définition de projet
  3. la TODO LIST
Définir les objectifs

Définir les objectifs

Qu’est ce c’est qu’un bon objectif (MALIN/SMART) :

SMART

Spécifique / Mesurable / Accepté / Réaliste & Ambitieux / Temps

S

Spécifique  : simple,concis, précis, clair (ne demandez pas “d’être moins fermé”, mais de prendre la responsabilité de tel travail collectif ou d’animer telle réunion). L’objectif ne doit pas être interprétable, ambivalent, ambigu.

M

Mesurable : ne pas dire “diminuer l’absentéisme” mais dire plutôt “réduire l’absentéisme de 15 %”

Vérifiable, quantifiable, chiffré

A

Accepté : On n’impose pas un objectif à quelqu’un, on l’aide à le proposer “comment d’après vous...? ”

R

Réaliste & Ambitieux : Trop facile => pas motivant / Trop dur => échec, découragement

T

Temporel : (défini dans le temps) “Pour le…”

Date, échéance

Avant de fixer un objectif, il faut s’assurer au préalable que son contexte est bien compris, grâce à l’analyse SWOT ou grâce au QQOQCP. (QQOQCP, signifie Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?, on ajoute souvent à cette liste mnémotechnique un "Combien ?", qui permet également de quantifier les problèmes.)

La fiche de définition d’un projet

La fiche de définition d’un projet

Elle présente le projet, en 6 grandes parties:

  1. Les enjeux
  • quel est le besoin, le client, les partenaires  ? et l’utilité du projet pour chacun d’eux
  • l’adéquation du projet avec la stratégie du demandeur (pour éviter abandon)
  1. Le contexte
  • historique/contexte, projets précédents, concurrents
  • Analyse SWOT initiale
  • Relations et interfaces avec les autres acteurs et parties prenantes
  • Le périmètre et les limites du projet. Les contraintes.
  1. Les résultats attendus : les livrables
  • Est-ce un produit, un service, un rapport d’expertise ou les 3 à la fois
  • Principaux éléments du cahier des charges ?
  • Les critères et indicateurs mesurables de la réussite ou non du projet
  • l’objectif est bien SMART ( expliquer l’objectif par rapport à chacune des caractéristiques S,M,A,R et T)
  1. Les risques
  • Les conditions et hypothèses de démarrage
  • Approche succincte : Les risques principaux ou scénarios défavorables
  • Les scénarios défavorables qui feraient échouer le projet
  1. Budget : les moyens et ressources
  • Moyens humains, financiers, matériel, temps nécessaire à la réalisation.
  • Besoins en expertise
  1. Les acteurs
  • Voir le tableau des acteurs
  • Client ou son représentant (pour la validation du projet)
  • Incluant au besoin les hiérarchies (comité de pilotage)
  • Signature / engagement - Détaillant l’engagement des membres de l’équipe/acteurs

Modèle de Fiche de définition de Projet : Fiche de définition du projet / charte de projet

La TODO LIST

La TODO LIST

Mise en route : se répartir le travail

  • le travail à faire entre les réunions
  • La Todo list

La Todo list doit contenir les tâches à effectuer, le responsable de la tâche et les dates des livrables auxquels on peut ajouter la priorisation, les méthodes de validation des tâches, le % d’avancement (avec la date de mise à jour) : Todo list Gérer la Todo list. GTD Getting Things Done : un processus structuré  5 étapes :

  1. collecte informations,
  2. clarification,
  3. organisation,
  4. revue et
  5. action.

GTD Getting Things Done Organigramme méthode GTD (source: Sources : Wikipedia)

>Outils de Todo list
  1. Pour une personne seule : Remember the milk, google agenda, post-it, méthode Getting Things Done (GTD), Wunderlist, Tableau Kanban (cf. Module MVP)
  1. Pour une équipe :
  • outil à partager = tableau doit contenir
  1. les tâches à effectuer -> Action = tâche;
  2. le responsable de la tâche -> Pilote = responsable;
  3. les dates des livrables ->  Délai = date.

Compléments possibles : les ressources (hommes, matériel),  la priorisation, les méthodes de validation des tâches, le statut retard (Y/N), le % d’avancement (avec la date de mise à jour). Méthode GTD = 5 étapes : collecte informations, clarification, organisation, revue et action. Modèles de documents ici.

A consulter également : le modèle de fiche de définition de projet

Chapitre 5 : cycle de projet

Vidéo effet tunnel et cycle de projet

éviter l'effet tunnel et comprendre le cycle de projet

Pas encore de questionnaire ici pour ce chapitre : il n’est pour l’instant disponible que sur le MOOC

Le cycle de projet

L’effet tunnel

L’effet tunnel

Au début d’un projet, réflexion sur la fiche de Définition du projet, établissement de la matrice (SWOT), se fixer un objectif (SMART), des actions à entreprendre pour atteindre l’objectif par utilisation du cycle (PDCA)…

puis  une longue période se déroule entre le lancement et le moment où on attend les résultats : Il s’agit de la période pendant laquelle on reste aveugle sur la progression du projet avant d’arriver aux objectifs SMART, on ne visualise pas l’avancement du projet. C’est le tunnel.

Attendre la sortie du tunnel c’est le moyen d’avoir de mauvaises surprises.

Pour éviter l’effet tunnel, on choisit de se fixer des objectifs intermédiaires : le jalonnement.

Schéma SWOt Effet tunnel SMART

Causes de l’effet tunnel
Conséquences
  • Pas de visibilité : impossible de connaître l’état d’avancement du projet
  • En un cas pareil quand le travail est terminé   => Mauvaises surprises garanties…
  • Les demandeurs oublient de mettre à jour le cahier des charges ou se désintéressent du projet.
Comment planifier ?

Comment planifier ?

Fixer des objectifs intermédiaires (ou jalonnement) afin de nous faire éclaircir le tunnel, au fur et à mesure de l’avancement du projet jusqu’à l’atteinte des objectifs.

Faire des PDCA pour chaque sous-objectif (jalon) fixé selon SMART.

PDCA

Le cycle de vie d’un projet (voir formation “planification et pilotage de projet)

Cycle de vie d'un projet

Différentes phases et documents qu’on y établit:

Définition

Montage

Exécution/réalisation

Clôture

1-Objectifs gaux

1 - C. des Charges

 Suivi/pilotage 

(éviter l’effet tunnel)

1-Livraison/transfert

2-Fiche de Déf.

2-Lots de travail

2-Modifs CdC

(penser au triangle qualité-coût-délai)

2-Formation MOA

3-CRendu / Todo list

3-Responsabilités

3-Gestion des risques

3-Post mortem

(bilan du projet)

 

4-Planning

4-Prototypage, tests

4-Réaffectation des ressources sur d’autres postes

 

5-budget /ressources

  

On peut se passer de la phase de montage dans le cas de petits projets vu que les documents de la phase de DEFINITION sont suffisants.

Finalement, les outils traités cette semaine sont relatifs à la phase de DEFINITION: 1/Tableau des acteurs, 2/Matrice SWOT, 3/Méthode SMART, 4/Cycle d’action PDCA et 5/Triangle qualité-coût-délai.

Téléchargements

Les bases des outils d'organisation projet en pdf et pptx.

  • Introduction : Présentation des objectifs (32 Mo)
  • Chapitre 1 : Fixer les objectifs, identifier les acteurs (58 Mo)
  • Chapitre 2 : Animer les réunions (55 Mo)
  • Chapitre 3 : Rédiger les compte-rendus (26 Mo)
  • Chapitre 4 : L’organisation du travail et la todo list (45 Mo)
  • Chapitre 5 : L’effet tunnel et le cycle de projet (32 Mo)

Trois modèles : Modèle de compte-rendu, check-list : efficacité d'une réunion // Todo List pour se répartir le travail.

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives en français et en anglais (252 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

Ces formations sont sous licence Creative Commons « Non Commercial » (cc-by-SA-NC plus précisément).

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Pour voir mes autres cours ou être informé lors de la sortie des vidéos suivantes, vous pouvez également vous abonner à ma chaîne Youtube  « gestion de projet».

 

Evaluation et étude d’impact

Cours d’évaluation des projets

Au terme de cette formation, vous devez pouvoir évaluer l’impact d’un projet :

  1. Concevoir puis opérer le suivi de l’évaluation:
  2. Distinguer résultats, effets, impact..
  3. Connaître les « bonnes pratiques »
  4. Construire et utiliser des indicateurs pour évaluer l’impact

Concepts-clés de l’évaluation de projet  : Finalité,  moyens, Termes de référence, Action, Résultats,  suivi, effets, Impact, Objectifs, Indicateurs

Voici notre document de prise de notes de cours partagées.

Objectifs de la formation

Vidéo Introduction

Quiz : Evaluation de projet — Introduction

Chapitre 1 : Bases de l’évaluation

Vidéo Bases de l’évaluation

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En utilisant le hashtag #ÉvaluationImpact

Quiz en 6 questions : Évaluation de projet — Chapitre 1

Notes : Fondamentaux de l’évaluation

Action, résultats, effets et impact

Action, résultats, effets et impact

  • Une action a des objectifs.
  • Les résultats sont les changements produits directement par une action. Ils sont à comparer avec les objectifs formalisés avant le lancement d’un projet.
  • Les effets sont les incidences directes et indirectes d’une action. Ils correspondent aux résultats et à d'autres dynamiques/contraintes provenant du milieu. Ils peuvent être anticipés, mais avec une marge d'incertitude.
  • p.e. Objectifs propres des populations
  • L'impact est le changement final à la suite d'une action. Prévoir un impact est plus difficile que la prévision des effets car plusieurs facteurs extérieurs au projet interviennent. Le temps est un facteur car l’impact se juge ex-post, à terme (Il faut attendre “après” la fin du projet puis revenir plus tard pour pouvoir évaluer l’impact)
Objectifs et résultats

Objectifs et résultats

Objectif et résultat

  • Différence entre objectif et résultat, selon le schéma ci-dessus toute action conduite doit produire des résultats directs.
  • Au vu des objectifs initiaux de l’action l’on va voir quels sont les résultats obtenus
  • Les résultats se jugent par rapport aux objectifs initiaux.
  • Il existe deux visions : quantitative (comparaison d’un écart chiffré) et qualitative (différence de nature).
L’évaluation des effets

L’évaluation des effets

  • Elle porte sur l’interaction entre l’action menée et l’environnement du projet :
  • le public concerné par les effets est plus large que le public cible de l’action
  • les stratégies menées par les personnes et les populations sont souvent difficiles à prévoir (cf. Cours Analyse Stratégique).
  • et des actions menées en parallèles ont interféré et les effets sont différents de ceux prévus
Apprécier l’impact

Apprécier l’impact

  • Impact : ensemble des changements significatifs et durables, positifs et négatifs, prévus ou imprévus, sur les personnes, les groupes et leur environnement, ayant un lien de causalité avec l’action.
  • L’impact est difficile à anticiper ; pour cela il existe une méthodologie consistant à identifier les enjeux, les acteurs, les parties prenantes…(dirigeants, chefs, élus, groupe fonctionnaires financeur entreprise…) dont on analyse les zones d’incertitudes pour anticiper les stratégies à conduire. ( impact technique, impact économique, impact social impact financier et impact organisationnel
  • Lien vers cours sur l’analyse stratégique : Cours d'analyse stratégique

Chapitre 2 : Le processus d’évaluation

Vidéo processus d’évaluation

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Utilisez #Finalité

Quiz : Évaluation de projet — Chapitre 2

Notes : Le processus d’évaluation

Termes de références

Termes de références

  • Il s’agit d’un dossier établi au tout début du projet, pour cadrer et délimiter l’évaluation, et en préciser les objectifs : impacts attendus par une action et indicateurs de mesure, attentes claires du commanditaire vis-à-vis de l’évaluation. Qu’est-ce que l’on cherche à savoir sur une action: impact attendus, moyens de les mesurer… et être clair sur ce que le commanditaire attend de l’évaluation.
  • Questions auxquelles les termes de référence répondent : Contexte de l’action (acteurs, milieu, antériorité) ? Que faut-il évaluer (questions évaluatives et critères de réussite) ? Impact attendu (indicateurs et méthodologie d’évaluation) ? Restitution des résultats (à qui et comment ?) Moyens (budget, planification, étapes du déroulement) ?
  • Liens :

préparer les termes de référence

préparation collective 

Modalités de suivi et de construction de l’évaluation

Modalités de suivi et de construction de l’évaluation

  • Différentes formes de suivi : suivi-évaluation et suivi-capitalisation
  • Suivi-évaluation : faire régulièrement des points-bilans tout au long de l’action, qui sont des jalons (évaluations intermédiaires), pour améliorer le projet pendant son déroulement. A la fin du projet : évaluation finale. Après l’action, évaluation ex post. Évaluation interne (auto-évaluation) ou externe (audit), menées séparément ou pendant les réunions du projet. On peut évaluer les effets mais aussi le dispositif lui même (implication des acteurs…) permet de faire des changement avant la fin du projetSuivi-évaluation
  • Suivi-capitalisation : collecter et analyser régulièrement l’information utile pour agir et évaluer. Mémorisation et stockage de l’information à chaque étape. Nécessité de prendre du recul (observation, écoute, distanciation, environnement de l’action, conservation par écrit les éléments repérés).

Suivi-capitalisation

Moyens, objectifs, buts et finalité de l’action

Moyens, objectifs, buts et finalité de l’action

  • Illustration terminologique par un cas pratique.
  • Finalité : idéal vers lequel on tend, faisant référence à des valeurs ;
  • But : matérialisation de la finalité = impact attendu (impact concret, non immédiat mais qui se juge ex post) ;
  • Objectif : pouvant être ordonné dans le temps ou l’espace, classé comme objectif principal ou secondaire, c’est le résultat attendu d’une action ; atteindre les objectifs doit produire des résultats
  • Moyen : financements, outils, compétences, méthodes… tout ce qui permet d’atteindre les objectifs ; indispensables, ils sont à mobiliser en premier.
  • Pour réussir une évaluation, il faut prendre en considération les moyens, objectifs, buts et finalités.

Chapitre 3 : Évaluer l’impact

Vidéo Évaluer l’impact

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Utilisez #Indicateurs

Quiz : Évaluation de projet — Chapitre 3

Notes : Construire des indicateurs

L’impact attendu

L’impact attendu

  • Il s’agit de mesurer l’impact réel d’un projet grâce des indicateurs, lesquels sont des signes vérifiables et mesurables qui fonctionnent par comparaison à une référence (situation de départ). Ils permettent de mettre en évidence l’impact réel et sont mis au point à partir de l’impact attendu du projet défini dans les Termes De Référence.
  • L’évaluation de l’impact se fait en évaluant tous les effets du projet lors de l’évaluation ex post. Ces effets seront observables et mesurables à l’aide d’indicateurs définis.
Définir les indicateurs

Définir les indicateurs

  • Exemple d’IFADEM : Impact attendu > Amélioration des compétences professionnelles (pratiques et théoriques) des enseignants. Indicateurs qui dépendent des effets de l’impact attendu :
  • Connaissances professionnelles, mesurées à travers un questionnaire remis aux enseignants
  • Pratiques de classe, mesurée par l’observation directe à l’aide d’une grille d’observation créée avant (cf. Méthodes de recueil de données)

Lorsque les indicateurs sont définis, il faut élaborer des outils pour les mesurer.

La situation de départ

La situation de départ

  • Définition de la situation de départ (avant la formation) par l’utilisation d’indicateurs :
  • Tous les enseignants passent le questionnaire sur les connaissances professionnelles au début de la formation
  • Observation des séances de classe
  • Le recueil de ces données au démarrage du projet, à travers les indicateurs, permet de définir la situation de départ.
  • Globalement, il est procédé à une démarche déductive.

démarche déductive

L’impact réel

L’impact réel

  • Évaluation ex post : recueil des données sur la situation finale. Elle utilise les indicateurs définis au début du projet, en utilisant la même méthodologie (même outils, mêmes observateurs), pour observer une évolution éventuelle.
  • Il s’agit d’une démarche inductive, permettant d’observer l’impact réel, à travers la comparaison des indicateurs en début et fin de projet (situation de départ vs. situation finale), qui permet de mesurer des écarts (évolution, différences) et desdynamiques (permet de se projeter, prolonger une tendance).
  • L’observation des écarts et des dynamiques permet d’évaluer l’impact final du projet.

Chapitre 4 : suivi de l'évaluation

Vidéo bonnes pratiques

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#SuiviEvaluation 

Quiz final : Évaluation de projet — Chapitre 4

Notes : Suivre et valoriser une évaluation

Les critères

Les critères

Critères = qui permettent de juger qu’une action est plus ou moins réussie

  • Ce sont les “angles de vue” permettant de porter un jugement sur l’impact final. Traditionnellement, ces critères sont au nombre de 3 :
  • Efficacité : comparaison des résultats aux objectifs prévus (efficacité quantitative ou qualitative) ;
  • Efficience : comparaison des résultats aux ressources utilisées (moyens humains et matériels) ;
  • Pérennité : vérification que l’action est durable, soutenable, et peut se poursuivre de manière autonome, sans appui extérieur nécessaire.
  • D’autres critères peuvent être utilisés : participation de tous, le respect de l’environnement, la cohérence avec d’autres projets...
  • IFADEM : 4 critères, mis au point dans les termes de référence :
  • Pertinence : appréciation du bien-fondé des activités par rapport au contexte (cohérence interne = comment le projet a fonctionné globalement mobilisation de moyens et de dispositifs, est-ce que tout a bien fonctionné ensemble et cohérence externe = concordance avec les stratégies bouroundaises, avec les actions entreprises par d’autres acteurs) ;
  • Efficacité : degré d’atteinte des objectifs et de l’impact final fixé, taux de réalisation du projet ;
  • Efficience : rapport entre les activités conduites et les moyens consommés (étude de coût, notamment intéressant pour le financeur) ;
  • Viabilité/Durabilité : capacité des bénéficiaires à pérenniser les actions menées. Est-ce que le système éducatif bouroundais pourra continuer à porter le projet (capacités humaines, techniques, financières ?)
A quoi sert l’évaluation ?

A quoi sert l’évaluation ?

  • Contrôle, notamment dans le cadre d’un audit (suivi des procédures et de leur respect). ce qui a été prévu a été réalisé ? vérifier comment le financement à été utilisé ?
  • Amélioration,  continue dans le cadre des projets futurs. décision à prendre pour s’améliorer dans les projets futurs
  • Pilotage, avec d’éventuelles corrections minimes en cours de route. indique ce qui marche et ce qui ne marche pas, permet de faire des changements au cours du projet
  • Capitalisation, par la mémorisation de l'expérience, la transformer en savoir et la partager.
  • Formation, par une évaluation participative. permet aux acteurs de progresser
  • Communication : sur les actions menées, les résultats et l’impact final, etc., diffuser faire savoir ce qu’on a réussi à faire, prouver.
  • Participation de toutes les parties prenantes notamment pour la construction des termes de référence. possibilité de consulter toutes les personnes.
  • Mesure ; réflexion préalable à l’action ; connaître ses forces/faiblesses ; motivation...
Bonnes pratiques

Bonnes pratiques

Qu’est-ce qui fait qu’une évaluation va bien marcher ou pas ?

  • Volonté de progresser ou crainte de la remise en cause ?
  • Equipe-projet : ouverte aux suggestions d’amélioration ? équipe stabilisée ?
  • Convergences d’intérêts des acteurs ?
  • Type de management : autoritaire/vertical ou collaboratif/horizontal ?
  • Importance accordée à l’évaluation ? (durée moyens financiers et humains? temps de restitution?)
  • Suite donnée à l’évaluation ? (des moyens pour appliquer les conclusion, une valorisation, une corvée?)
  • Résultats d’IFADEM : Ifadem

Téléchargements des diapositives et vidéos

L’évaluation de projet et l’étude d’impact, en pdf et pptx.

  • Introduction : présentation des objectifs 
  • Chapitre 1 : Fondamentaux de l’évaluation
  • Chapitre 2 : Le processus d’évaluation
  • Chapitre 3 : Évaluer l’impact en mettant en œuvre des indicateurs
  • Chapitre 4 : Critères de réussite, bonnes pratiques

Téléchargement de toutes les vidéos et sous-titres, avec les diapositives (314 Mo)Si vous avez des problèmes de connexion internet ou autres coupures de courant, nous vous recommandons d’utiliser un gestionnaire de téléchargement pour pouvoir reprendre le téléchargement s’il a été interrompu.

Pour la formation continue et initiale : licence d’utilisation

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Impact et valorisation de projet

Cette fiche est destinée à guider l'étude d'impact et à améliorer la valorisation d'un projet. Elle utilise le système d'indicateurs calibrés présenté dans le cours évaluation de projet (en vidéo : cours évaluation de projet).

CC BY-NC-ND - 2018 - Cours et MOOC de gestion de projet : formations en vidéo, ppt, pdf et modèles de documents